Sous l’ondée des rêves


Sous l’ondée des rêves

Sous l’ondée des rêves

 

A chaque grimace éplorée de mon destin errant,

Une étincelle s’approche du haute des aubes pures, 

Qui de leurs flammes frôlent un peu l’âme mure,

Avant qu’elle s’achève dans les plis du ciel délirant.

 

Mais, combien des fois elle a dû renaître du néant,

Lorsque le silence, en chute, bruisse sans effroi,

Animé devant les éphémères battements d’émois,

Par cette lumière qui dévore les gouffres béants?

 

Au fond de mes émotions il y a le soupir du passé,

A l’écart de tes yeux, comme une faille dénudée, 

Au milieu de la tendresse des heures accoudées,

Qui s’éveille aux creux des rayons d’or embrassés. 

 

La volupté frémit sous l’ondée de rêves d’avenir,

S’enroule, vouée, au plaisir des envies murmurées,

Quand les secrets tressaillent sur la peau effleurée,

Comme autant de mots délicats sur les jours à venir.

 

© Liz

Désirs atterrés


Désirs atterrés

Désirs atterrés

 

Il y a eu ce temps, griffé par le ricochet des cris brisés,

Qui entaille au fond de moi tous ces absences inutiles,

Jusqu’aux cieux froissés cherchant la lumière immobile,

Entortillant mon âme par l’éclat éploré d’un avenir irisé.

 

Il y a eu ce parfum, chuchotant sur les abords voûtés,

Inondant la trace du passé, le creux des nuits fragiles,

Filtrant le manque de toi a l’orée des ténèbres volatiles,

Alors que les frôlements effritent les émois veloutés.

 

Il y a eu ce regard étincelant, ancré en mots ajourés,

Pour un instant aveuglant la voix des aurores fébriles,

Aux gouffres trop étroits éteignant leurs cendres dociles,

Tandis qu’au bonheur, un aveu il a doucement murmuré.

 

Il y a eu cet amour, au sein d’un vieux chemin enterré,

Des jours teintés d’illusions devant les impasses futiles,

Où l’erreur déferle sous l’ondée d’une douleur hostile,

Et l’oubli fissure la tendresse au grès des désirs atterrés.

 

©  Liz

 

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