Oublier le temps


Oublier le temps

Oublier le temps

 

Au fond du cœur l’émotion trémule dans la pénombre,

Et l’écho sec du sanglot s’agriffe au temps tel un corsage,

Lorsque quelques lueurs éclairent le nouveau passage,

Où un dernier soupir caresse l’écorce des âmes sombres.

 

Le rêve naît, sans un murmure, au dessus de ma couche,

Frôlant l’empreinte des chagrins, dévisageant le noir,

Pour effacer l’obscurité, oublier les bruits pleurés du soir,

Là, au gré des pensées, où frissonnent les envies farouches.

 

Une larme s’échappe, tel l’éclat d’une perle nacrée,

Sous l’écume de ma peur, a l’écoute des chants éternels,

Camouflant les silences entassés en secrets charnels,

Quand l’œil égaré éclot aux plis des aurores éplorées.

 

Dans les moires de soie que le jour prête aux prunelles,

L’ivresse exulte en profondeur des regards effeuillés,

Des fulgurances diaprées envoûtent les sillons endeuillés,

Dérobés des pas, du temps, opalés de braises passionnelles.

 

©  Liz

A la lisière de l’infini


A la lisière de l’infini

A la lisière de l’infini

 

Le souvenir s’effondre, tels les cris des absences, 

Sur les contours des silences effilochés d’amour,

A vouloir sillonner dans tes rêves pour toujours,

S’accrocher au bonheur, respirer sa quintessence.

 

Devant les plissures du temps, teintées d’aquarelle,

Les bras farouches, silencieux, berce les échos éperdus,

Quand au seuil de l’antre les mouvements sont tordus,

L’agonie va s’éveiller, tissant l’obscurité de dentelle.

 

En bout du chemin des coups lourds, la vie bafouille,

La douleur gît, au détour des pages, au parvis du ciel,

Dénudant la nacelle du cœur, les émois au goût de sel,

D’un ondoiement hagard, là-bas, où les ombres rouillent.

 

Comme avant, les songes duvettent mes prunelles,

Lors à l’arrivée de la nuit les étoiles perlent les toits,

Des rayons satinés se précipitent dans les abîmes étroits,

Tandis que la lisière de l’infini s’aromatise de cannelle.

 

©  Liz

Au fond du précipice


Au fond du précipice

Au fond du précipice

Il y a eu cette vague à l’âme aux creux de cils écumés,

Pleurant l’obscurité éveillée d’une profonde intensité,

Les brindilles d’émotions enroulées dans la nébulosité,

Quelques mots perdus sur le bord de secrets brumés.

 

L’œil ému, fixé sur les gouttes perlées de nos cieux,

Tremble en petits battements de lumière blafarde,

D’un soupir murmuré a ramassé la douceur hagarde,

Bercée par la nuit abyssale, par des désirs fougueux.

 

Il y a eu ce silence flottant au grès des échos voilés,

Séchant les lèvres mordues par la douleur infernale, 

Ces brèches creusées dans des détresses banales,

Quelques regards nus profilés sur des rêves entoilés.

 

 Quand la tempe s’abreuve de serments vaporeux,

Les émois froissés s’accrochent aux paupières closes,  

Au-delà des coups de roulis, des orages en osmose,

Où, la frêle existence frémit devant le destin peureux.

 

Il y a eu ces vibrations, ces instants d’amour trempés,

De vieux souvenirs portés aux sommets des lisières, 

Des jours bousculés par le froid drapé de poussière,

Quelques vœux versés au détour d’un temps estampé.

©  Liz  04 janvier 2014

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