Comme une offrande


Comme une offrande

Comme une offrande

 

Des perles de frissons s’étalent sur les fleurs de lune,

Et le souffle vogue vers l’écume des yeux languissants,

Lorsqu’une pensée s’allume dans le froid bleuissant,

D’un battement de cils tressant l’ombre rose des dunes.

 

Dans sa robe d’encrage l’aube serpentine tranquille,

Sur les corps, en gouttes nacrées, irisée par des baisers,

Suspendue aux oasis enfilés où l’attente vient apaiser,

L’âme émiettée, cendrée par les douleurs qui béquillent.

 

Les doigts se mouillent du tendre, buvant l’ivresse,

Sous l’onde lisse qui cache l’amer des cernes nébuleux,

Les ailes des jours feuillettent les horizons miraculeux,

À dévaler le ciel d’orage, témoignage de douces caresses.

 

Aux couleurs qui s’effilent entre les bras des lagunes,

Des frileux tissages sillonnent au ventre des abysses,

Ma vie frétille, telle une offrande devant l’autel  acquis,

Près de toi tourbillonnant aux creux d’une rafale jaune.

 

©  Liz

L’amour d’outre rive


L’amour d’outre rive

L’amour d’outre rive

 

 

Aux bruits du cœur, tels des pétales mystérieux,

Tatoués en moi, aux pores de ma peau embrouillée,

La nuit devient corbeille d’étoiles, beauté effeuillée

Par les cils étonnés des regards cernées et curieux.

 

Le crépuscule se dresse, surplombant le ciel courbé,

A la croisée des dunes poudrées par l’or des lunes,

Vers l’oasis des paupières veloutées, rousses lagunes

D’une saison brûlée a l’orée des horizons engerbés.

 

Près des éclats, l’âme survole l’infini diamanté,

Penchée sur la nuée blanche, couronnant les cimes,

Tombant en miroitement éthéré, en coulée sublime,

Au fond des corolles, bonheur dans le jardin bleuté.    

 

Au-dessus des plaies, aux pieds des lieux sacrés,

La rosée jaillit, réveil d’une destinée un peu bizarre,

Où les cœurs esseulés s’enrochent sous les amarres

D’un aveu muet, tordu, qui périt dans l’œil nacré.

 

En ces jours bénis où le soleil pleur le rêve damné,

L’amour éclot, sous la peau, comme une fleur d’ancolie,

Sur le visage de parchemin se meurt la mélancolie,

Tandis que les vieux tourments se balancent condamnés.

 

©  Liz  23 août 2013

Frôlements


Frôlements

Frôlements

Souvent fragiles, comme le frôlement d’ailes,

Les pâles rayons se cachent au fond des cieux,

Contre le temps qui s’ancre en mots silencieux,

L’âme émue se grise à l’écho des chants frêles.

 

Souvent troublé, telle une rose ensanglantée,

Le cœur, sans répit, cherche une oasis sans pleur,

Où on entend le chuchotis d’un vent allumeur,

Douceur posée sur la courbe d’une aube diamantée.

 

Souvent enivré, comme un calice sous la rosée,

L’amour et ses mystères s’allument face au soleil,

Et la tendresse qui marbre les matins vermeils,

Devient lueur enfiévrée, sur la chair déposée.

 

Souvent abandonné, telle des photos froissées,

Le sourire, a la portée d’une autre fois, soupire,

Lors les abîmes brûlent en éclats pour éblouir,

Les ombres du passé, en tristesse esquissées.

 

Souvent éveillée, comme une étoile épanouie,

L’émotion frémit, fleurit dans le duvet choyé,

Ainsi bercée, frôlant le songe d’un souffle plié,

Là, sur les lignes de la main, où elle s’évanouie.

©  Liz 31 mars 2013

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