Dans l’œil de l’infini


Dans l’œil de l’infini

Dans l’œil de l’infini

 

Les pensées effeuillent le ciel brumeux et vide,

Sans couleurs secrètes, ni étoiles auréolées,

Éventrés d’illusions qui pendouillent esseulées,

Dans la douleur, au chevet des rêves insipides.

 

Mes doigts greffent l’émoi aux pôles de l’horizon,

Au hasard, à travers les cailloux des ornières,

En creux des heures troublées, dans la poussière,

Sur les croûtes d’un temps secoué par l’abandon.

 

Un air glacé souffle l’orage têtu vers les abysses las,

Entre les vibrations de l’univers et le son des ondes,

Où les tonnerres s’accrochent aux nuits blondes,

Devant la source d’une nouvelle aube couleur lilas.

 

Tantôt, la nuée se noie dans l’œil noir de l’infini,

Lorsqu’au creux de la main se courbe la couche,

Et le vent sanglote parmi les vagues farouches,

Quand de son ventre née la chair des jours bannis.

 

©  Liz

Au gré des émotions creuses


Au gré des émotions creuses

Au gré des émotions creuses

 

Les mots trébuchent au frémis des nuits soyeuses,

Froissés des confidences écrites en souffle retenu,

Suspendus au chuchotis de la lune, des fils soutenus,

A chaque soupir latent des cambrures langoureuses.

 

De toutes ces fragrances ténues, a l’âme voyageuse,

Lorsque les heures vagabonde dans le regard affamé,

Aussitôt naît l’écho du silence des lendemains blâmés,

Des sensations timides mêlées à l’attente désireuse.

 

Au bruit des illusions fardées des vérités capricieuses,

Papillonnant en toute liberté les yeux se plissent accordés,

À la bouffée de tendresse qui saoule le bonheur attardé,

Au bord des lèvres impatientes qui sourient fiévreuses.

 

D’un geste incontrôlable, au gré des émotions creuses,

Plane un baiser, entre ciel et le cœur, douloureux de désir,

Abreuvé de mélancolie, sinuant au rythme des plaisirs,

Au goût du chant des coquillages dont l’écume est mireuse.

 

©  Liz

Au cœur du hasard


Au cœur du hasard

Au cœur du hasard

 

J’ai touché l’infini par mes pensées rêveuses,

Lorsque le soir se voile de velours au couchant,

D’un scintillement d’âme, d’un souffle sinuant

Au cœur du ciel, parmi les étoiles amoureuses.

 

Là haut, le bonheur efface les traces boudeuses,

Et un frisson s’attarde devant la porte des rêves, 

Quand le regard chemine le silence qui s’achève,

Pour faire ruisseler le mirage des lèvres désireuses.

 

L’attente, tressée en treille des roses heureuses,

Dénude les heures au long des sillages émiettés,

S’enfuyant jusqu’ici, où sommeille le jour inquiété,

Blotti dans sa chair, frémis en caresses délicieuses.

 

Au chevet du hasard animé d’une flamme brodeuse,

Je fouille les chuchotis cambrés au bout du cerceau,

Frisant l’air qui borde tes yeux, coulée des pinceaux,

Aux fissures des mots incarnés aux nuits cotonneuses.

 

©  Liz  11 janvier 2014

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