Fleur éphémère


Fleur éphémère

 

Fleur éphémère

 

La pensée s’échoue dans les profonds murmures du cœur,

Au grès du silence où l’agonie des mots fait des caracoles,

Tel l’écho qui se noie au sable, tel le chuchotis des lucioles,

Sur le désert des sentiments, dans les maux des draps rêveurs.

 

Dans l’abysse affolé s’agrippe les affres d’un amour perdu,

Quand au pied trépidant du temps fane la fleur éphémère,

Sous la brise penchée en secret sur les rives des chimères,  

Pour que les larmes brûlent les blessures d’un destin tordu.

 

Une mélodie éloignée vient envahir les anciens sanglots,

Comme une cascade, bourdonnant ses fuites éperdues,

D’un avenir mordoré, d’une dernière romance ardue,

Fardée de teintes délicates qui valsent, blanchies de flots.

 

Le regard, blotti au ciel, avale une bouffée de printemps,

L’émotion berce le soupir qui s’épanouit sur les lèvres,  

Tandis que l’âme s’envole vers l’émoi qui donne la fièvre,

Au milieu des flammes dévoilées a tes yeux longtemps.

 

©  Liz

Effleurer les rêves


Effleurer les rêves

Effleurer les rêves

 

Plongée dans le soupir enroulé d’une vague éphémère,

Mon cœur troublé effleure le chant éternel des rêves,

Déferlant l’écume des marées sous le vent qui soulève,

Les flots, les voiles qui cachent les émotions amères.

 

Emportée par le murmure des ondées passionnées,

Mes yeux se sont délivrés des craintes, des embruns,

Tel un exquis silence perlé au fond d’un regard brun,

Qui se hisse vers le frisson des lisières insoupçonnées.

   

Accrochée aux chaînes du passé, aux pensées brisées,

A ne savoir comment franchir tous les liens, réussir,

Tandis que les regrets figés étouffent l’ardeur du désir, 

Lors le gouffre s’agrandit, déchirant les limites grisées.

 

Encore ancrée aux fibres délicates des mélopées,

Sur les versants épanouis, au long des rivages sablés,

A en parer l’âme de tendresse, d’infinis comblés,

Là-bas, auprès des frémis perdus en douce épopée.

 

©  Liz

Je ne saurais…


Je ne saurais…

Je ne saurais…

Je ne saurais décrire l’étrange murmure des vents,

Et toute cette tristesse, lourde, blottie dans l’ombre,

Qui écrase les rires sur la poitrine des murs sombres,

Lors l’amour piégé s’éloigne vers des horizons absents.

 

Dans l’air ainsi battu de pleurs, le silence s’évapore,

À la portée des yeux vêtus par des éclats de lumière,

Où miroite l’aurore, impatiente d’exaucer sa prière,

En doux chants, tendres, grimpant dans tous les pores.

 

Je ne saurais te dire les mots demeurés en mon cœur,

Et la musique de ton visage en notes dentelées de joie.

De l’émoi d’autres fois, qui me suit, je deviens proie,

Puisqu’il me farde d’un trop tard, d’un regret colleur.

 

Sur le front songeur des nuits ridées par les délires,

D’anciens souvenirs penchent sur le berceau des âmes,

S’enroulent sous la paupière clause, chaos de flammes,

Aux creux de mes mains nus, d’où le bonheur va jaillir.

 

Je ne saurais décrire les bruissements des torrents,

Entêtés, frappant l’azur d’un coup violent de foudre,

Attendant que l’aube et l’or du soleil s’égoutte en poudre,

Sur chaque pétale, vibrant sous l’aile des papillons errants.

© Liz 18 mars 2013

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