Au chevet des cieux


Au chevet des cieux

Au chevet des cieux

 

Je sais des pensées vagabondes, de douceurs tissées,  

Aux lisières galbées, aux cieux cendrés de manques,

Gardant en leur sève l’ambre que les yeux flanquent,

Ailées aux creux des tempêtes secs, d’un rien froissées.

 

Seul le bruit fleurit dans la gorge des nuits fanées,

Ondulant vorace, fissurant l’ombre, perçant les rocs,

Gonflé par la morsure enfiévrée du sort, violent choc,

Qui renverse la lumière, pluie d’étoiles abandonnées.

 

Lors sur la voûte satinée descend la lune vénérée, 

Les astres fondent d’amour, papillonnant de charme,

Sur le tapis bleuâtre, mouillé d’un grand vacarme,

Devant l’autel où brûle l’encens des âmes libérées.

 

Sur la peau des silences naît la nouvelle aube dorée,

Lancinante, dans son lit duveteux, garni de perles fauves,

Au-dessus des troubles flagellants, du vertige qui se sauve, 

Offrant ses chants aux hanches des orées chavirées.

 

©  Liz

Nos chemins étroits


Nos chemins étroits

Nos chemins étroits

 

J’ai marché sur les tessons des matins infidèles,

 Au détour d’une ombre, bousculant la mémoire,

Perlée de larmes, frisée de promesses illusoires,

Au fond de la douleur qui secoue les rêves frêles.

 

Sans cesse, le silence creuse des vertiges blancs,

Lors l’œil dévore l’impétueux ressac des vagues,

Par son parfum, la rose enivre les collines dingues,

Et la nuée vibre son chant sur le velours des flancs.

 

Au-dessus des songes, un rayon blond et orphelin,

Étreint le chagrin, tisse les traces tordues des lunes,

Saignant son serment sur les toits, ce soir, a la brune,

En mille tisons, morsure cendré sur l’émoi baladin.

 

Sur le visage pâle, flagellé par les soupirs moites,

Le sourire se crispe, la gorge s’ombre de souffrance,

L’amour se brise sur les rocs qui percent la distance,

Ainsi, la courbe de l’horizon barre nos chemins étroits.

 

©  Liz

Comme un mirage


Comme un mirage

Comme un mirage

 

Les bras tendus vers le ciel, le cœur emplit des songes,

Sous les bousculements des vents qui épouse mon âme,

J’attends fleurir une gerbe de feu, dénouant la trame

Des larmes tièdes, tamisées sur les ailes bleues des anges. 

 

L’œil brillant de tristesse, attaché aux pas ailés du vide,

Dérobe le jour, tourbillonnant auprès de l’aube vermeille,

Lors aux bouts des doigts jaillit la volupté, O, merveille,

Frêle chant qui perce la coupole mobile du ciel candide.

 

Les pensées flottent sur les déserts blonds, endormis,

Emailés par l’ingénue beauté des myriades diamantées,

Quand les gémissements écorchés des dunes argentées,

Amassent les brisures courbées par la solitude qui frémit.

 

Le silence est là, a la croisée des nuages, voilé de blanc,

Comme un mirage nu, comme les soupirs d’une morsure,

Contre le souffle emmuré dans les orphelines blessures,

Avant que l’étreinte du crépuscule s’accoude sur les flancs.

 

©  Liz  18 décembre 2013 

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