Souvenirs sans rides


 

 

Souvenirs sans rides

 

 

Souvenirs sans rides

 

Dans le miroir du temps, dans les silences orphelins,

Dans l’éclat radieux, gémissant, des foudres violentes,

Les souvenirs s’allongent au fond des larges fentes,

Dans la poitrine, liaison du sort aux parchemins vélins.

 

Immobile, le passé meurt dans un dernier sanglot,

Et le cœur émietté s’éparpille vers l’écluse busquée,

Auprès de l’écho muet, coulant en odeurs arnaquées,

En pleurs, posant ses caresses en douceur d’angelot.

 

D’ivresse, la main erre sur le présent nu, vers le ciel,

Le regard brisé sème l’amour que le vent emporte,  

Parfois, au-delà de rêves, parmi les fleurs de myrtes,

Lorsqu’au jardin embaumé les pétales expirent du miel. 

 

Le soir, la nostalgie frémit et l’étoile pleur l’abandon,

Dans l’âme fardée, rutilant dans son empreinte blanche,

La sève brûle au parvis où la vie s’enchaîne des taches,

Elle ne tient que d’un seul souffle, tressé des chardons.

 

©  Liz

Publicités

Au bout de la peine


Au bout de la peine

Au bout de la peine

 

Ce soir, le silence frémit ondulant la pâleur de la lune, 

Au creux des miroitements où crépitent les feux voraces,

Sous la morsure des vents, des anciens secrets fugaces,

Ce soir, tachant les draps d’une larme de sang, à la brune.

 

Ce soir, le calme s’enrage, se déchire, se gorge de fièvre,

Sur les vieilles pierres des murs qui soupirent en chœur,

Leurs tragédies, le passage obscur du sort empoisonneur,

Sur les parois d’un cœur sans amour, fissurant les lèvres.

 

Ce soir, les fleurs des champs défripent leurs robes,

Quand, la silhouette de l’horizon bleu ourlé de rêves,

Passe telle une caresse sur les pétales où le jour s’achève,

Gardant dans leurs corolles le miel que l’âme dérobe.

  

Ce soir, ce n’est pas trop tard à éparpiller la tendresse,

Sur le hasard des pas lourds qui gravent les chemins,

Au-dessus de rutilances de la nuit, vers l’aube du destin,

Aux charmes inaperçus, aux rayons qui couronne l’ivresse.

©  Liz

Au calice de l’âme


Au calice de l’âme

Au calice de l’âme

 

Il est des jours comme l’étreinte qui rougit à t’atteindre,

Gardant aux grains de la peau la saveur d’une nouvelle sève,

Au contour de tes lèvres qui hantent les heures brèves,

S’enroule l’émoi, sur le penchant des frémis à repeindre.

 

Il est des mots à réinventer, comme un regard de miel,

Quand je rêve de toi, a l’abri d’une douce mélancolie,

Sous les toits des doigts t’habiter, goutte nue de folie,

Sur les cendres brûlantes des silences qui tressent le ciel.

 

Il est des cris comme l’écorchure des éclairs jaillissants,

Lorsque le soupir du cœur s’envole aux plis des larmes,

A dévaler les chemins qui s’abreuvent au calice de l’âme,

Tamisant la poudre de carmin aux creux des bras apaisants.

 

Il est des nuits douces qui éclosent en cliquetis de cristal,

Des sillons dorés qui s’effilent sur les tuiles providentielles,

Où leurs voiles de parfum recouvrent l’ivresse torrentielle,

Entre les plus belles vagues qui envahissent l’instant fatal.

 

©  Liz

%d blogueurs aiment cette page :