Poussière de pourpre


Poussière de pourpre

Poussière de pourpre

 

Un souffle nouveau affole la douceur des mots,

Qui surgisse, remuant sur les confins des lèvres

L’émotion, mise à nue, telle une dentelle d’orfèvre,

En ces nuits éveillées par la magie des angelots.

 

Lorsqu’à l’orée qui étreigne les désirs solitaires, 

Les derniers murmures frôlent la pensée égarée,

D’un seul cri, les bruits violents des ombres tarées,

Agrandissent le gouffre de l’oubli à coups volontaires.

 

Plongée sous l’écume des sentiments éternels, 

L’âme troublée saigne ses blessures embuées,

Sans pouvoir parvenir à la cime des envies vouées,

Où les songes s’esquissent en regards passionnels.

 

Quelques rayons effarouchés élancent le ciel, 

Leurs soupirs s’enroulent en poussière de pourpre,

Parmi les ondes qui ourlent les murailles propres,

Et au sein des lourdes fentes qui cache l’existentiel.

 

© Liz

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Bonheur perdu


Bonheur perdu

Bonheur perdu

 

J’ai regardé naître cette douce lumière qui frôle,

Brise légère, comme le souffle chaud des lèvres,

Qui susurre en mille senteurs, puis vogue en fièvre,  

Sur la peau nue, jouant en frissons qui me cajole.

 

J’ai courbé ma solitude juste en dessous de tes pas,

Convoitant ton visage à travers les aurores en spume,

Devant les vagues émouvantes, blanchies d’écume, 

Où chacune de mes pensées guérit a l’heure du trépas. 

 

J’ai dessiné une caresse, maintenant, sur ton épaule,

Vagabondage des doigts velours trémulant en ondine.

Imagine un instant, pour te rappeler la magie divine,

De l’émoi troublant, habillant les pleurs muets des saules.

 

J’ai tracé mon chemin sur les remparts de tes bras,

Et au fil du temps les silences engloutis la belle histoire,

Quand dans mes yeux miroitent cette fontaine illusoire,

Comme ton image déposée sur mes rêves, d’où jaillira.

 

J’ai  goûté l’amère des larmes, les délices qui affolent,

Des hier froissés sous les paupières, l’obscur des corolles,

La douleur dans la gorge serrée, des tristes barcarolles,

Des soupirs qui écrase l’âme, des clapotis qui s’envolent.

 

J’ai effleuré l’attente pour qu’elle dissipe mes mots,

Sur chaque parcelle de ton corps en délicate orfèvrerie,

Pour qu’il te reste en souvenir toutes ces folâtreries,

D’un bonheur fébrile, charnu, unique, perdu tantôt.

 

©  Liz

J’ai tatoué le sort en turquoise


J’ai tatoué le sort en turquoise

J’ai tatoué le sort en turquoise

 

Dans un doux chuchotement mon cœur se réveille,

Pendant que mon souffle tiède frôle, sous la treille,

Ces quelques frémissements que je pose à ton oreille,

Voguant doucement, tel un frisson délicat qui veille.

 

Devant l’âtre du sortilège un frémis de nacre et opale,

Susurre à ma peau sa magie, éveille mes lèvres pâles,

Qui vagabondent sur l’émouvante douleur syncopale,

Comme une fleuraison à l’orée d’un bouquet de sépales.

 

Au pied des rêves je sais des bras hardis et aventuriers,

Dévoilant l’outrance du temps, embrassant la lumière, 

D’où jaillit l’insomnie charnelle en accords des clairières,

Convoitant les heures sauvages, les mots nus, cachottiers.

 

Dans l’azur éthéré les courbes des friselis se tressent,

D’un silence soumis qui caresse les confuses promesses,

Sous l’or du levant qui devient mon auréole de déesse,

J’ai tatoué le sort en turquoise lors l’émoi crépit et se presse.

 

©  Liz

 

 

Dans les recoins du cœur


Dans les recoins du cœur

Dans les recoins du cœur

 

Au cadran du temps tes mains bordent mon ciel,

Lors le hasard, perdu, vadrouille sur ma demeure,

Rebelles, mes pas avancent frôlant les heures,

Pendouillant sur le sillage de mes frissons démentiels.

 

Au bord des paupières quelques filoches de rêves,

Brodées par mon souffle nu, virevoltées par la magie,

Avalant les courbures laquées, la moulure en élégie,

D’une nuit éventrée, encollée à l’instant qui s’achève.

 

Au bout des doigts, en feutre d’une caresse de cils,

Le cœur gémit, s’agenouille sur les pierres assoupies,

Tels des pétales en rivière de chair, agités, qui crient, 

A fouiller les pensées encochées sur les bras en exil.

 

Les jours peinés se plient dans les recoins du cœur,

L’oubli entame l’écorce de l’âme, écaille les prières, 

Ainsi, le remous des courants s’émiette à la frontière,

Et en silence, l’œil fait des tours de prestidigitateur.

 

©  Liz

Le temps d’un silence


Le temps d’un silence

Le temps d’un silence

 

Tout près de moi, soupirant son ultime désir,

Le silence s’agrippe aux invisibles turbulences,

Rythmé à l’odeur pure, envoûtante truculence,

Plongée dans le vertige charnu d’un fou plaisir.

 

Mes bras se voilent par les effluves suspendus,

A la croisée des mots, au roulis d’une nuit étoilée,

Sous l’assiège des vagues apeurées, désentoilées,

Pour fondre les soupirs de tes rêves inattendus.

 

Aux bords de tes paupières mon corps s’échoue,

Et le temps ruisselle sur ma paume vide d’histoire,

En s’émerveillant des avalanches prémonitoires,

Lorsque les dés jetés percent l’infini qui se dénoue.

 

Silencieuse, j’invite la magie et ses mystères,

Quand le cœur s’égrène dans les flaques de lune,

Et les battements ensorcellent le vide des dunes,

Juste le temps d’un silence que j’ai laissé derrière.

 

©  Liz

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