Fleur éphémère


Fleur éphémère

 

Fleur éphémère

 

La pensée s’échoue dans les profonds murmures du cœur,

Au grès du silence où l’agonie des mots fait des caracoles,

Tel l’écho qui se noie au sable, tel le chuchotis des lucioles,

Sur le désert des sentiments, dans les maux des draps rêveurs.

 

Dans l’abysse affolé s’agrippe les affres d’un amour perdu,

Quand au pied trépidant du temps fane la fleur éphémère,

Sous la brise penchée en secret sur les rives des chimères,  

Pour que les larmes brûlent les blessures d’un destin tordu.

 

Une mélodie éloignée vient envahir les anciens sanglots,

Comme une cascade, bourdonnant ses fuites éperdues,

D’un avenir mordoré, d’une dernière romance ardue,

Fardée de teintes délicates qui valsent, blanchies de flots.

 

Le regard, blotti au ciel, avale une bouffée de printemps,

L’émotion berce le soupir qui s’épanouit sur les lèvres,  

Tandis que l’âme s’envole vers l’émoi qui donne la fièvre,

Au milieu des flammes dévoilées a tes yeux longtemps.

 

©  Liz

Au grès des absences


Au grès des absences

Au grès des absences

 

Lorsqu’au lever du soleil la rosée ensommeillée,

S’égoutte sur les feux de l’aube, au creux du lagon,

Le jour éclot et la douceur empourpre l’horizon,

D’un baiser diamantin, frémis en onde ensoleillée.

 

La rose se parfume de rêves, enivrante candeur,

Sur les matins azurés, sur le silence qui s’émiette,

Sous le souffle coupé des oiseaux qui guettent,

Les aurores rougissants qui balancent la pâleur.

 

À ton cou, ma lèvre tremble sur la peau perlée,

Sinuant doucement, assoiffée par les désirs fripés,

Par l’impatience épicée, par notre temps agrippé, 

Au bord des regards cabrés en girandole déferlée.

 

Parfois, je frétille quand le songe devient luciole,

Aux bouts des doigts un coin de ciel tourbillonne,

Tandis qu’au toit de mon cœur le hasard papillonne,

Et tes yeux défroisse et perce l’absence qui cabriole.

 

©  Liz

 

 

 

 

Quand le calme sonne l’alarme


Quand le calme sonne l’alarme

Quand le calme sonne l’alarme

 

Les yeux courbés par les chagrins te cherchent,

Au pied du ciel où brillent les gouttes de rosée,

Sous l’onde des émotions qui se pâme névrosée,

Au coin des lèvres où les tristesses s’écorchent.

 

Les sifflements du vent refroidissent le front crispé,

Et le visage s’attendri par l’éclat muet des larmes,

Quand le calme de l’ancienne blessure sonne l’alarme,

Échos perdus qui tressaillent sur les murs jaspés.

 

Au creux du brouillard ton bras ondule mon rêve,

Lorsque le hasard sourit aux heures d’ambre ourlées,  

Devant les silhouettes qui défilent en grappes perlées,

Avant que, près de toi, les pages du sort s’achèvent.

 

Les jours s’effilent sous les pas du temps débâillonné,

Le cœur frétille, s’abandonne aux chants des lucioles,

Aux toits des aubes, le souffle s’enroule en notes de viole,

Filées aux creux des paumes parmi des mots papillonnés.

©  Liz 26 decembre 2013

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