Au loin


Au loin

Au loin

 

J’ai vu, au loin, des lisières qui saignent l’abandon,

L’émouvante faiblesse, l’émoi grisé des larmes,

Sous l’ondée des cieux hagards sonnant l’alarme,

A l’écart de tous ces mots emportés par cupidon.

 

De mon regard drapé d’écume, de rêves incendiés,

J’ai glissé une goutte à l’envie des lueurs enlacées,

Emportée, par mes vers exhibés, aux heures violacées,

Asséchant le retard scellé par des amours mendiés.

 

Aux frôlements de mes bras serrés s’accroche le vent,

Comme si les jours s’estompent des vapeurs roses,

Lors les pensées s’abritent au cœur du silence morose,

Tissant le temps, effilochant en feuilles mon paravent.

 

J’ai vu au loin, si loin, la courbe des accords feutrés,

Au sein de mon corps le frémis d’une âme réconciliée,

Quand les vibrations dentelées des mélodies oubliées,

Dévoilent à chaque moment des sentiments outrés.

 

©  Liz

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