Le silence des mots


Le silence des mots

Le silence des mots

 

Qui sait combien pèsent les tristesses, les douleurs,

Déposés aux pieds de la nuit tiède, à arroser la lune,

De lourds grains, sans saveur, aux épaules des dunes

Gourmandes, recouvrant les blessures, buvant la peur.

 

Qui sait pourquoi les larmes s’irisent au nid des yeux,

Des gouttes nacrées nourrissant le nouvel arc-en-ciel,

Dans ce petit écrin, ensablé par des brassées de miel,

Tantôt si fragile, nommé âme, où l’amer crache du feu.

 

Qui sait combien de faux espoirs effilochent la candeur,

Le soir, quand l’amertume ondule la paupière éteinte,

D’un songe naïf, teinté d’onde, chargé d’empreintes,

Le jour s’émail, tandis que l’aube ensanglante la fleur.

 

Qui sait pourquoi les silences sont doux et épineux,

Lorsqu’ils pleurent en moi, la voûte se pâme, délirant,

Ils émurent les anges témoins, les cœurs déferlants,

Par leurs lents jaillissements sur les versants duveteux.

 

©  Liz

A l’orée des matins blancs


A l’orée des matins blancs

A l’orée des matins blancs

 

J’ai volé a l’étreinte vouée aux nuits brûlantes,

Les pensées collées aux émois des rêves usés,

Douceur veloutée, emmurée aux lendemains refusés,    

Où la buée du passé devient halo des étoiles filantes.

 

De ces bouts de vie que je n’ai pas su abandonner,

Avant que l’émotion naît du bout de doigts ignés,

Un seul instant, j’ai effacé de ton regard éloigné

Le mystère, par les doux mots que j’aime fredonner.

 

Ce soir, sous le miroitement d’un rayon de lune,

Mes paupières voilées par les silences orphelins,

Frôlent d’une larme secrète, pure comme le vélin,

Le bonheur, qui va fleurir a la croisée des dunes.

 

Vers l’infini, l’aube accueillit nos ombres éperdues,

Sur les tempes du ciel l’air froisse les sorts mauvais,

Qui tremblent à l’orée des matins blancs, délavés,

Lors le soleil sillon l’or incendiant nos lèvres ardues.

 

©  Liz

L’âme, telle une larme


L’âme, telle une larme

L’âme, telle une larme

 

Abandonnée, au bord du songe, dans sa corolle,

Pétales en collier d’argent, un bijou inestimable,

Façonné à l’art délicat d’un orfèvre incomparable,       

L’âme, à fleur de larmes, voltige au gré des paroles.

 

Voilée, face au temps, par le néant des années,

Par-delà de mots aliénés qui divaguent dans l’air,

Sur les fils raccommodés, vibrant dans les éthers,

A l’affût de ses rêves, infimes perles enrubannées.

 

Figée, en silence, dans l’obscur de braises éteintes,

Aux serments imparfaits vêtus de frissons secrets, 

Elle est mirage auréolé traversant les cieux muets,

Aux confins des éclats galopant en douces étreintes.

 

Parmi le vacarme de la voûte elle a cru voir ta route,

Tandis qu’au loin les étoiles se sont crucifiées à l’éternel,   

Son émoi crépite fiévreux sous les pierres de l’autel,

Car la voie est longue jusqu’à toi lors l’envie froufroute.

©  Liz  31 décembre 2013

Next Newer Entries

%d blogueurs aiment cette page :