Quand l’automne frémit


 

 

Quand l’automne frémit

 

Quand l’automne frémit

 

Parmi les arbres grisés s’effile l’ivoire du décor,

Un délicat murmure passe sous la pâle couronne,

Courbant le vent par l’odeur du levant qui ronronne,

Quand la grâce divine s’épanche, poudrées d’or.

 

Le feuillage roux frémit et trace d’étroits sillons,

Lors, en rêvant, l’automne frissonne sur les routes,

Au pied du silence s’écoule la sève, goutte à goutte,

Là, où l’âme hardie s’accorde aux sons du carillon.

 

L’azur vaporeux descend ses reflets assombris,

Là-bas, au gré de la saison, reposent les fleurs fanées,

L’heure est déserte, blessée d’une langueur rubanée,

Dans l’ancien parc où le bruit des ailes rejoint l’abri.

 

Le soir frôleur, entre les branches nues, complot,

Songeant à son sort, troublé de vagues brûlantes,

Face à l’immensité qui balance les cimes ondulantes,

Sous le voile des ombres enguirlandées devant les flots.

 

© Liz

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