La rosée des regards orphelins


La rosée des regards orphelins

La rosée des regards orphelins

 

Comme le calme d’un désert fissuré par les mirages,

Chacun de mes mots s’écoulent en gouttes de vie,

Sinuant sur les rêves nimbés, caresse rongés d’envie,

Lors la douleur picore le cœur, buvant le violent orage.

 

Fatigues, les secondes du temps oublient leurs pas,

Et la main tremblante ramasse la solitude en larmes,

Du sommet d’illusions en guerre, du sanglot des armes,

Ne reste qu’un écho lourd, assaut d’un glorieux trépas.

 

Les souvenirs tordus s’endossent dans mon souffle,

Vacarme des songes noués, gémissant dans la brune,

Qui épousent une dernière fois les soupirs de la lune,   

Exhaussés par la marque flagellée du vent qui siffle.

 

Dans les roses matins esquissés du bout des doigts,

La mémoire usée dévoile la braise d’une âme immiscée, 

Quand au levant, sur la lèvre affalée de l’aurore fascée,

Fleurit la rosée des regards orphelins, ourlés d’émois.

 

©  Liz 25 mars 2013

 

 

%d blogueurs aiment cette page :