L’âtre de mes songes


L’âtre de mes songes

L’âtre de mes songes

Tes yeux à la couleur d’une goutte de ciel,

S’enlisent, onde cheminant mon âme nue,

Quand le rêve se tamise sur la lèvre charnue,  

Tressant les rires d’une vie poudrée de miel.

 

Je pense à toi. Tu as semé la fleur du destin,

Et ta voix, jadis, s’enfile à mon cou en perles.

De la tendresse qui ruisselle en beauté frêle,

Je sais ton souffle qui frémit d’un air libertin.

 

Au-delà du temps pâle qui dresse mes pas,

Il y a des larmes pendues à mes paupières,

Elles brillent sur les cils en tulle de guêpière,

Et tu avances, jetant les dés du sort aux draps.

 

J’ai vu mirer dans tes yeux mon coin d’azur,

La pensée a trébuchée, j’ai tranché les aubes,

Par les rafales des ailes, éventail qui enrobe,

Les bords des toits où mon songe te murmure.

 

Je pense à toi. Tu es la douceur de mes jours,

Le chœur qui foudroie les cloches muselées,

L’agonie dorée d’un trésor, orfèvrerie ciselée,

De l’écrin de mon âtre, où se couche l’amour.

©  Liz  28 juillet 2013

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Auprès de ton cœur


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Auprès de ton cœur

Auprès de ton cœur

 

L’aube dévête la nuit, bourdonnant autour de son joyau,

Blotti dans sa berceuse accrochée aux anciennes étoiles,

Lors sous tes yeux éblouis par le tressautement de la toile,

Naît le soleil d’un nouveau jour, tel un flamboyant cadeau.

 

En ce matin, mon rêve s’enlise aux souffles de ton cœur,

Et doucement, le regard reste suspendu dans son immensité,

Pour qu’il dépasse cette lisière inconnue, sans animosité, 

Murmurant auprès de toi le soupir de mes bras songeurs.

 

Aux creux du levant, les frissons enlacent le ciel de juin,  

Puis s’épousent sur les courbes des aurores diaphanes,

Et leurs grains miellés s’affalent sur tes lèvres et flânent

Au bout de tes doigts, déferlant l’écho des rires taquins.

 

Sur les arpèges légers des rêves, flotte un nuage perdu,

Tandis qu’aussitôt le vent brode d’or les nuances veloutées,

S’attardant sur le bonheur, cherchant un bout d’éternité,

Dans les torrents fougueux qui hantent les chemins ardus.

 

Vers le rebord de l’horizon se penchent mes mots marbrés,

Parmi ces feuillages qui se balancent enivrées de nostalgie,

Quelque part attendant s’ancrer dans la lueur des bougies,

Troublée par le silence ému des jours qui s’enroche apeuré.

 

Sous le ciel tendre, mon étreinte s’enroule sans s’abîmer,

Ainsi elle s’abandonne aux filaments d’opale, riant de clarté,

Au-dessus de la cime ombragée cachant l’étoile emportée,

Là où point l’amour d’une autre vie, où enfin je peux t’aimer.

© Liz 18 juin 2013

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Sur les pas de l’infini


Sur les pas de l’infini

Sur les pas de l’infini

Derrière le souvenir qui tangue aux creux des mains,

Une ombre cri sur le chemin furieux, morcelé d’ennui,

Embrassant le mirage irisé dans l’azur des yeux éblouis, 

Troublant les sens perdus sur les frontières lointaines.   

 

L’infini s’esquisse, emprisonnant l’amour sur ta lèvre,

Pour que le vertige en feu crucifie l’émoi en chuchotis,

Appelant nos premiers pas à l’orée d’un volcan en clapotis,

Quand nos âmes deviennent joyau d’un souffle en fièvre.

 

D’un seul regard j’efface les traits d’une lune grisâtre,

Pliant sur les rebords des cieux l’odeur de notre Univers,

Comme autrefois, la nuit s’étincelle de délices divers,

Lors l’étoile passagère secoue la poussière de son âtre.

 

En pluie d’étincelles j’erre à l’orée de l’horizon. En rafales,

Le temps de mes folies s’échoue empressé vers l’infini,

Ruisselant sur sa trace, avançant vers nos sèves réunis,

A l’ombre des étoiles qui s’éternise en lumière vespérale.

©  Liz

Âme décryptée


Âme décryptée

Âme décryptée 

Puisqu’il faut bien partir vers le néant un jour,

Elle s’échoue loin des souffrances blanches,

Submergées par la sève amère des branches,

D’où éclaboussent les silences a l’aile d’autour.

 

Du haut de ces ailleurs, lors le vide enterre

Le temps sur les versants noirs des ténèbres,

La vieille aiguille grave l’ultime oraison funèbre,

Sur la peau écorchée par les erreurs qui errent.  

 

De toutes les hivers effrités en essaims froids,  

Tremblant parmi la fragilité des ombres égarées,

L’âme se voile par la foule de pensées effarées,

D’un gouffre noir, conservant leur sang-froid.

 

Au rythme de son cœur, témoin de son supplice,

Il ne reste que le fruit de sa vie, qu’elle a cru divine.

Tandis que les battements écrasent sa poitrine,

Sans aucun doute, l’amour n’est qu’un étrange caprice.

 

Perdue auprès d’un rêve, évitant le sort apeuré,

Dans ce flou inconnu, l’éclat, mis à nu, cherche la fin,

Frissonnant dans le sourire de cette sauvage savane,

Avant d’être consumé sur le chemin, où périt épuré. 

©  Liz  22 mars 2013

 

Je ne saurais…


Je ne saurais…

Je ne saurais…

Je ne saurais décrire l’étrange murmure des vents,

Et toute cette tristesse, lourde, blottie dans l’ombre,

Qui écrase les rires sur la poitrine des murs sombres,

Lors l’amour piégé s’éloigne vers des horizons absents.

 

Dans l’air ainsi battu de pleurs, le silence s’évapore,

À la portée des yeux vêtus par des éclats de lumière,

Où miroite l’aurore, impatiente d’exaucer sa prière,

En doux chants, tendres, grimpant dans tous les pores.

 

Je ne saurais te dire les mots demeurés en mon cœur,

Et la musique de ton visage en notes dentelées de joie.

De l’émoi d’autres fois, qui me suit, je deviens proie,

Puisqu’il me farde d’un trop tard, d’un regret colleur.

 

Sur le front songeur des nuits ridées par les délires,

D’anciens souvenirs penchent sur le berceau des âmes,

S’enroulent sous la paupière clause, chaos de flammes,

Aux creux de mes mains nus, d’où le bonheur va jaillir.

 

Je ne saurais décrire les bruissements des torrents,

Entêtés, frappant l’azur d’un coup violent de foudre,

Attendant que l’aube et l’or du soleil s’égoutte en poudre,

Sur chaque pétale, vibrant sous l’aile des papillons errants.

© Liz 18 mars 2013

Rêves échoués


Les louvoiements égarés

Rêves échoués

 

Sais-tu de quelle couleur le miroir ému se voile,

Quand le matin sourit en éclat si prés des ombres,

Esquissant sous les paupières la pureté de l’ambre,

En l’exhalant sur les cils enroulés qui s’étoilent ?

 

De nouveau le silence règne devant le lever du soleil,

Au creux de l’aurore, la rosée caresse la cime éveillée,

Jusqu’à la douceur étreint par la nuit ensommeillée,

A l’arrivée de l’âme qui contemple les rayons vermeils.

 

Sais-tu de quel parfum le temps va effleurer l’oubli,

Lorsque les pensées déferlent en marées des peurs,

Submergeant les regards égarés, accablés de douleur,

A tisser le vide dans les saisies de mon cœur affaibli ?

     

Hésitant, l’amour apeuré s’ancre au gouffre du passé,

Là où l’envie frisonne, frôlant encor l’antre de ta bouche,

Pour effacer l’obscurité glacée au dessus de ma couche,

Le jour où les rêves s’échouent sur les cendres amassés.

©  Liz 06 mars 2013

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