Et si un jour…


Et si un jour…

Et si un jour…

*

Et si un jour, de mes doigts troublés, l’aube va s’éveiller,

Près du soleil doré, dans l’éclat de son royaume torpide,

Tout au fond de ton monde, de mes murmures limpides,

Pour qu’enfin ton absence dans ma poitrine va s’effeuiller.

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Et si un jour, de mon regard hanté, ta peau va se dessiner,

Tel un frisson léger qui poursuit la courbe de ce plaisir,

Une délicate découverte qui glisse enrubannée de désir,

Quand ta bouche aux creux de mes paumes va s’avoisiner.

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Et si un jour, de mon rêve opalin, ta paupière va se tresser,

Alors que le cœur porte l’héritage d’une voûte en délire,

Lorsque la mémoire contemple l’ébauche de ton sourire,

J’oublie doucement que le trait des chimères va se tisser.

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Et si un jour, de mon âme égarée, ta joue va s’effleurer,

Une caresse de soie aux souvenirs dans le silence abyssal,  

Comme pour effacer le triste écho de ce trou noir, colossal,

Qui s’écroule contre moi, alors mon univers va s’écœurer.

*

 Liz

Par-devant de ta route…


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Par-devant de ta route…

Par-devant de ta route…

 

En ce jour sans pareil, gorgé de bonheur, je passe,

Près de ton cœur, sans bruits, invisible silhouette,

Suspendue dans un petit coin bleu de ton oreillette,

Juste le temps de démêler mes mots qui s’entassent.

 

Je passe, en ricochet fébrile, en souffle qui signe,

D’un battement de cils, d’une perle sur ta bouche,

Comme lettre d’encrage en bout de ligne farouche,

Avant qu’il ne soit déjà trop tard mes vers s’alignent.

 

En souffle qui signe, je passe, parfum effervescent,

Au pied de l’aurore, sur le chemin doré des coupelles,

Loger tes paupières, perler le fond de tes prunelles,

Où mon cœur se perd dans un abandon opalescent.

 

En parfum effervescent, en frémis qui borde le ciel,

Par-devant de ta route, je passe, coup de hasard, d’envie,

Feuilleter les chuchotis, le reste d’ombres poursuivies,

Secouant l’écume des heures, dénouant l’essentiel.

 

En frémis qui borde le ciel, en courbures de tendre,

Je passe, en gage d’amitié, te gâter de mille brassées,

Savourant le nid des silences de nos voix embrassées,

Habiter l’azur des regards qui s’enfilent, idyllique cadre.

 

En courbures de tendre, je passe, en vœu émissaire,

En ce jour, lors ton rire se tresse en gouttes des joies,

Je passe chez toi, accrocher sur ton fil paillettes de soie,

Et du bout des doigts te souffler un joyeux anniversaire.

 

 

©  Liz

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