Vibrations latentes


Vibrations latentes

Vibrations latentes

 

Les pieds trébuchent, éperdus, au milieu du chemin,

Sous l’éclat brûlé des silences venus des nuits clouées,

Quand a l’horizon l’œil troublé tisse la lisière échouée,

Sur les cailloux d’antan où mousse l’essence de jasmin.  

 

Ainsi, au loin des tempêtes, sur l’ile de ton cœur,

Je sais l’heure du réveil ourlée d’une nouvelle sève,

D’un peu de bruits mêlés aux nacres sur les grèves,

Lors le jour se penche sur la rosée des cimes sœurs.

 

L’aurore cajole l’épaule, dérobe le collier des bras,

Et dans le vieux souvenir la mémoire gémit sa fièvre,

Puis, en gouttes d’émoi s’étire sur le carmin des lèvres,

Vacillant au nid des pensées, nappées de leurs appas.

 

Avant que le ciel rutile en sourds frémissements,

L’empreinte des rêves s’estompe dans les attentes,

Greffant dans l’obscurité froide ses vibrations latentes,

Tandis que l’existence, lasse, choisit son déguisement.  

 

©  Liz

%d blogueurs aiment cette page :