Âme dénichée


Âme dénichée

Âme dénichée

 

Sur la marge des jours glissent leurs lentes heures,

Au milieu des cœurs archès de solitude, enclavant

Le rêve qui respire l’azur et s’éveille avec le vent,

Dans une douleur silencieuse, perpétuelle demeure. 

 

Sur les chemins creux, tranquilles, l’ombre sauvage

Balance sa tristesse déserte sur les bels ornements,

Loin des bruits qui voguent a pleine aile, avidement,

Au bas des cieux, où l’horizon l’aube errante encage.

 

Sur le feuillage roux se dévêt la lune pâle. Hantée

Par ses désirs étoffés de lumière, O, quel mystère,   

Source vive qui éclot sur l’éther des sillons austères,

Nimbée d’or, éclat ivoirin d’où jaillit l’émotion vantée.

 

Sur l’onde qui descend au bord des nuits cachées,

À travers le silence des roches qui coule en paix,

Près des berges où les flots sont toujours crispés,

Tes mains serpentent, serrant mon âme dénichée. 

 

© Liz

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