L’instant feutré


L’instant feutré

L’instant feutré

 

Et lorsque l’ombre passe secouer le vide,

Le ciel patiente, plié aux creux des heures,

Collé aux parois du rêve fardé de couleurs,

Que le baiser du vent réveille l’air insipide.

 

À cet instant feutré par une caresse de cils,

Le temps s’assoupie au fond de mon attente,

Et mes pensées frêles s’égarent si absentes,

Dans une douce évasion, un volontaire exil. 

 

Les yeux s’agitent, l’azur perd ses contours,

Sous le cerceau d’un hier tracé de poussière,

Logé dans mon cœur, baigné par la paupière,

Quand ton destin m’appelait à faire demi-tour.

 

J’avance lentement, en tresses de frémis,

Accrocher à tes bras l’oasis brûlée des lunes,

Une aube de tendresse en goutte de lagune,

Et la saveur jaillissante de mes mots insoumis.

 

© Liz

L’instant d’une caresse de cils


L’instant d’une caresse de cils

L’instant d’une caresse de cils

 

Dans l’air frais, sous un confus rayon de lumière,

Flottent les feuilles fripées, arquées de torrents,

D’un cœur triste à faire pâlir les rêves qui errent,

Au creux d’un ciel poudré de délices éphémères.

 

La pensée perd ses contours, elle gémit paisible,

Quelques cris se plient dans l’écorchure de l’oubli,

Perçant les souvenirs englués, le temps affaibli,

À travers les bruits qui montent en plainte invisible.

 

Au bout des doigts, pour un instant, une prière,

Contre les frissons qui s’émiettent sur le front,

Qui traînent et se heurtent sans point d’affront,

Aux filets du rayon échoué sur l’herbe des clairières.

 

Léger, ton souffle lascif tache de sons mes lèvres,

Fouillant les encoches de l’âme, du corps secoué,

Par l’écume qui pendouille sur les désirs avoués,

Feutrant l’instant d’une caresse de cils, douceur ivre.

 

©  Liz

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