Dans l’œil de l’infini


Dans l’œil de l’infini

Dans l’œil de l’infini

 

Les pensées effeuillent le ciel brumeux et vide,

Sans couleurs secrètes, ni étoiles auréolées,

Éventrés d’illusions qui pendouillent esseulées,

Dans la douleur, au chevet des rêves insipides.

 

Mes doigts greffent l’émoi aux pôles de l’horizon,

Au hasard, à travers les cailloux des ornières,

En creux des heures troublées, dans la poussière,

Sur les croûtes d’un temps secoué par l’abandon.

 

Un air glacé souffle l’orage têtu vers les abysses las,

Entre les vibrations de l’univers et le son des ondes,

Où les tonnerres s’accrochent aux nuits blondes,

Devant la source d’une nouvelle aube couleur lilas.

 

Tantôt, la nuée se noie dans l’œil noir de l’infini,

Lorsqu’au creux de la main se courbe la couche,

Et le vent sanglote parmi les vagues farouches,

Quand de son ventre née la chair des jours bannis.

 

©  Liz

A la lisière de l’infini


A la lisière de l’infini

A la lisière de l’infini

 

Le souvenir s’effondre, tels les cris des absences, 

Sur les contours des silences effilochés d’amour,

A vouloir sillonner dans tes rêves pour toujours,

S’accrocher au bonheur, respirer sa quintessence.

 

Devant les plissures du temps, teintées d’aquarelle,

Les bras farouches, silencieux, berce les échos éperdus,

Quand au seuil de l’antre les mouvements sont tordus,

L’agonie va s’éveiller, tissant l’obscurité de dentelle.

 

En bout du chemin des coups lourds, la vie bafouille,

La douleur gît, au détour des pages, au parvis du ciel,

Dénudant la nacelle du cœur, les émois au goût de sel,

D’un ondoiement hagard, là-bas, où les ombres rouillent.

 

Comme avant, les songes duvettent mes prunelles,

Lors à l’arrivée de la nuit les étoiles perlent les toits,

Des rayons satinés se précipitent dans les abîmes étroits,

Tandis que la lisière de l’infini s’aromatise de cannelle.

 

©  Liz

Vers l’aube des yeux brulés


Vers l’aube des yeux brulés

Vers l’aube des yeux brulés

 

Ce jour là, j’ai eu ton âme sur mes lèvres troublées,

Lors à l’ombre des cieux, l’infini s’épanche délaissé,

Pleurant l’éternité de demain sur les rêves déplissés,

Loin de tout, le soleil ressurgit des ruines accablées.

 

Dans un ravin lointain, l’émoi emporte les chimères,

Quand l’aube se lève aveuglée par le chemin diamantin,

Au fond des yeux brulés, la beauté gémit au petit matin,

Déchirant l’antre des nuages, éclairant la nouvelle lisière.

 

Par-dessus d’un regard tourmenté de tant de morsures,

Sous l’épaisse couche du vide tachant la peau des pas,

Les souvenirs endoloris agonisent en dépit du trépas,

Tandis que les bras enlacent le cœur tombant en brisures.

 

Sur la courbe des lueurs qui s’éteignent dans la nuée,

Dessinant le reflet des pensées brisées au coin des yeux,

D’un murmure, l’éphémère se noie dans un déluge fiévreux,

Frôlant le silence par la caresse d’une émotion avouée.

© Liz

Magie éveillée


Magie éveillée

Magie éveillée

 

Un frêle battement se pose sur les rebords des cieux,

Troublant l’horizon qui pleure ses perles dentelées.

En ces nuits froides blotties dans mon âme écartelée,

Il a fallu si peu pour peindre mes bras dans tes yeux.

 

Hier, j’ai suspendu le rêve abandonné au creux du lit,

Je ne saurais te dire, ȏ combien l’étreinte de ta bouche

A mis les pensées à nues sur ma peau, fièvre qui touche

Les paupières lourdes de désirs quand l’émoi tressaillit.  

 

Dans ce silence fragile qui tombe en gouttes inlassables,

 La beauté confuse s’écoule en bruissement des heures,

La magie se tait, brûlant d’une volupté vouée qui m’effleure

Devant le miroir du néant ombragé d’un baiser désirable.

 

Alors que l’Univers s’ancre aux flots d’un rayon étincelant,

Les frontières rouillées déferlent l’éternité qui s’évapore, 

Tandis que la frénésie du crépuscule rejoint la délicate aurore,

Les derniers embruns s’élèvent, l’infini  devient époustouflant.

©  Liz

Sous une gerbe de perles


Sous une gerbe de perles

Sous une gerbe de perles

 

Je suis venue revivre auprès de ces orages,

Serrant le vide qui se bouscule mélodieux,

Parmi les nuages renversés dans les cieux,

Couvrant les toits par la dentelle des mirages.

 

Le vent plie l’air qui fuit l’écho des rivages,

Voilant le sceau des silences dans mes yeux,

D’un rêve qui ensevelit le cœur malheureux,

Frissonnant alanguit, hanté par les ravages.

 

J’entends tomber le temps du grand sablier,

Loin de tous ces bras qui dessinent des adieux,

Drapant les promesses d’un regard coléreux,

Lors la voûte s’anime sur ses massifs piliers.

 

L’infini miroite à l’horizon, tel un ruisseau,

Quand la nuit l’enveloppe d’un doux baiser,

Contre les nuées qui commencent à s’apaiser,

Sous une gerbe de perles qui luit en frêle réseau.

©  Liz 05 fevrier 2013

Au fond d’un frémissement


Au fond d’un frémissement

Au fond d’un frémissement

 

J’ai blotti la bise du temps au fond de mon âme pourprée,

Et tous les songes aux alentours qui soupirent langoureux,

J’ai rivé des myriades aux quatre coins de ton ciel aventureux,

Sillage de filantes fulgurances au couchant en nuance diaprée.

 

J’ai accoudé la nuit à tes bras qui flânent vers les étoiles,

Des soupirs nostalgiques, désir de me chérir encor chaque jour,

Là où, l’aube se courbe au milieu de nos souvenirs troubadour,

Exaltation d’une idylle chuchotée par l’écume tissant la toile.

   

Et j’ai froissé l’oubli dans les plis veloutés de mon attente,

Là-bas, où les larmes rebelles effleurent les abîmes de l’infini,

Brisant l’ennui engloutit par le puits de nos silences indéfinis,

Lors le serment erre dans le décor de mon angoisse latente.

 

J’ai étouffé le vide qui flétrit le miroir des folies épatantes,

Par des violines soubresauts, hypnose ourlée au feu des yeux,

Tendres murmures cachés dans les draps qui frémissent joyeux,

Déliant la peur du regard chargé d’une constellation éclatante.

© Liz   02 janvier 2013

               

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