Désirs atterrés


Désirs atterrés

Désirs atterrés

 

Il y a eu ce temps, griffé par le ricochet des cris brisés,

Qui entaille au fond de moi tous ces absences inutiles,

Jusqu’aux cieux froissés cherchant la lumière immobile,

Entortillant mon âme par l’éclat éploré d’un avenir irisé.

 

Il y a eu ce parfum, chuchotant sur les abords voûtés,

Inondant la trace du passé, le creux des nuits fragiles,

Filtrant le manque de toi a l’orée des ténèbres volatiles,

Alors que les frôlements effritent les émois veloutés.

 

Il y a eu ce regard étincelant, ancré en mots ajourés,

Pour un instant aveuglant la voix des aurores fébriles,

Aux gouffres trop étroits éteignant leurs cendres dociles,

Tandis qu’au bonheur, un aveu il a doucement murmuré.

 

Il y a eu cet amour, au sein d’un vieux chemin enterré,

Des jours teintés d’illusions devant les impasses futiles,

Où l’erreur déferle sous l’ondée d’une douleur hostile,

Et l’oubli fissure la tendresse au grès des désirs atterrés.

 

©  Liz

 

Morceaux de vie


Morceaux de vie

Morceaux de vie

 

Quelques brindilles d’espoir filent dans le lointain,

Alors que le vent d’hiver frappe l’âme sans moitie,

Dans ce silence froid, criant sans répit, à faire pitié,

Quand le ciel descend si près des sommets incertains.

 

Les aiguilles enneigés tissent le temps sans remord,

Des morceaux de vie glissent vers les ténèbres semées

En face des miroirs voilés par l’amertume embuée,

Sous l’écho des gouttes glacées claquant sur les rebords.

 

L’illusion fébrile du bonheur se range dans un tiroir,

Tel le destin raccommodé en tranches de vie effilochée, 

Cherchant désespéré comprendre ses racines empochées,

Dans la mémoire si troublée par son pierreux terroir.

 

Morceaux éparpillés, sans rêves, sans souvenirs,

Sanglots éveillés, orage qui erre à blanchir les nuits,

Liant les flots au fond des gouffres par l’éclair qui luit

Vers une vie réinventée, satinée d’un hasard à bénir.

 

©  Liz 27 janvier 2013

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