Telle une goutte d’ivresse


Telle une goutte d’ivresse

Telle une goutte d’ivresse

 

Aux creux du silence j’ai dessiné mon cœur,

Déposant mes rêves devant l’entrée voilée,

Enlacés aux souvenirs de ces nuits étoilées,

Lorsque les mots sourient d’un air charmeur.

 

 J’ai vu au fond de ton ciel l’émoi des yeux,

Drapé de mes pensées, de tendresse animée,

Auprès du murmure de nos lèvres affamées,

Qui comme avant, sans se briser, songe a l’aveu.  

 

Portés par le regard aux tièdes échos effleurés,

Les vers éclosent en des promesses cannelles,

Fuyant les souvenirs d’hier, les ombres éternelles,

Berçant, contre moi, la gerbe des maux pleurés.

 

Afin de plier le vide sous la dentelle des nuages,

Je viens vers toi, comme une exquise caresse,

Impatiente et troublée qu’une goutte d’ivresse,

Qui se désaltère de toi dans un passionnel ancrage.

 

© Liz

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Sur la toile remuée


Sur la toile remuée

Sur la toile remuée 

 

Une première lueur bruine sur les collines,

Et l’horizon souffle sa gerbe de rêves charnus, 

Tantôt, le vent frémit sur l’ambre des jours nus,

Sur l’aube épuisée au creux des âmes orphelines.

 

Timide, le ciel se tasse et tombe en gouttes,

Sur le feuillage épais et sombre, taché de roux,

Quel triste cortège au long du chemin cailloux,

Où chaque feuille regrette, tremble et chahute.

 

Langoureux, l’émoi se déploie d’insouciance,

Sanglote doucement, engloutissant le sortilège, 

Se penche en clapotis sur les rives des florilèges,

Au cœur d’un décor suave, empourpré d’errances.

 

La tiédeur des vagues caresse la fleur assoupie,

Lors les songes muets s’élancent en faisceaux,

Courbés par les baisers égouttés des pinceaux,

Sur la toile remuée où l’ombre glisse et s’accroupie.

 

© Liz

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