Au-delà du silence


Au-delà du silence

Au-delà du silence

 

Dans le silence feutré picote le poids d’une larme,

Lors de l’invisible regard elle tombe lentement,

Pour oublier les tourments et leurs tintements,

Moments qui résonnent en fréquentes alarmes.

 

J’ai recollé mon cœur d’amour et son écume,

En solitaire, je l’ai couvert d’un sourire duveteux, 

Pour que les chutes de ces maux soupçonneux,

Efface la trace des virages abreuvés d’amertume.

 

Tandis que l’aube éveille ce jour réduit en cendre,

Contre les voiles qui vibrent sur mon front courbé,

L’orage fatigué dérobe l’écho des songes perturbés,

Sous le dernier battement flétri des ailes tendres.

 

Demain, je toucherai ta main qui berce l’émotion,

Et le croissant de lune qui porte mon ventre lourd,  

Vers le gouffre de l’oubli déferlant à coups sourd,

Jusqu’à l’orée de l’ultime souffle des prémonitions.

 

© Liz

La chaleur de tes bras


La chaleur de tes bras

La chaleur de tes bras

 

Une douce caresse étreint la brûlure muette,

D’un silence qui neige sur le front d’un ciel blanc,

Tels des frôlements d’aile sur les cimes des flancs,

Exquis frémissement des rêves a la nuée suette.

 

Les battements du cœur s’écroulent en symphonie,

Lorsque tes bras bercent la voûte et ses murmures,

À l’éclat des étincelles qui s’arquent sur les murs,

Une vague d’émoi entaillent mes tempes en agonie.

 

Presque aussitôt l’âme s’évanouit en petit bluette,

Et une perle d’émotion s’enfile à tes bras empressés,

Trébuchant, elle suit le chemin frayé, désintéressé,  

Puis s’accole à mon cou par une gracieuse pirouette.

 

Au loin, je sais ton rire qui tresse les cils des nuits,

Et tes bras, devant l’aube éveillée, ourlés de songes,

Qui bordent mes yeux, cajolant ma lèvre qui plonge,

Dans l’ivresse d’un baiser, dans un bonheur qui luit.

 

© Liz

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