Dans un frisson


Dans un frisson

Dans un frisson

 

Lors les heures silencieuses tapissent le soir,

Une douce brise frôle les fleurs d’aubépine,

La nuit, calme, traverse les rideaux à crépine,

Tandis que l’éternel oubli traîne devant le miroir.

 

Le bruit sec des rumeurs foule le crépuscule,

Et l’ombre chuchote aux murs sa lourde peine,

Le ciel dérobe les secrets des lunes sereines,

Qui tombent en brindilles de rêves minuscules.

 

Bien loin, les lisières déferlent dans les abîmes,

Tandis qu’une perle berce le frisson, quelle joie,

L’émoi est là, fragile, entre ses draps de soie,

Aux méandres de l’infini il est confident intime.

 

Sur les toits, des voix, pareilles aux flots béants,

Quand dans sa robe de brocart l’étoile argentée,

Bouscule les vents frais et l’aube fragmentée

Par les ailes des anges qui tresse un collier géant.

© Liz

Dentelle des ondes fragiles


Dentelle des ondes fragiles

Dentelle des ondes fragiles

 

Dans le miroir, le temps s’enfuit en symphonie,

Papillonnant au fond des yeux en harmonie souvent,

Lorsqu’au passage l’heure frissonne sous le vent,

Et le silence des mystères s’abreuve d’euphorie.

 

Tout près, renaît dans l’air frais l’aube nouvelle,

Au-dessus des échos dorés, des reflets merveilleux,

Quand, au levant, le soleil ceint les rêves des cieux,

Fixés sur l’horizon, dans l’immensité intemporelle.

 

La rosée tombe, une féerie en clapotis de lumière, 

Décor dressé par la magie qui butine doucement,   

À fleur de tendresse les mots glissent lentement,

Vers les hauts sommets où l’émoi emmure les lisières.

 

Une pluie de frissons dentelle les ondes fragiles,

En cet été brûlée d’émotions,  de désirs secrets,

Courbée sur la peau fébrile d’un doigt discret,

Frémissant tel un ruisseau calme blanchit d’argile.

 

© Liz

Tissages des rêves


 

Tissages des rêves

 

Tissages des rêves 

 

Habillée d’une caresse, flamboyée d’un reflet argenté,

La paupière recouvre l’ombre d’une myriade nacrée,

Quand les silences brûlants décollent les perles ancrées,

Au cœur du calice, aux rêves azurés, au chemin éventé. 

 

Sur le ventre de la pierre se presse un printemps rosé,

Un souffle chaud qui suspende les fleurs mouillées,

Lors aux creux des ruisseaux se mire l’aube dérouillée,

Qui s’étire tranquille, sur la peau, tel un sceau apposé.

 

Vers l’autre rivage, aux pieds des matins ensoleillés,

Mon cœur s’égoutte sur ton cou, ivresse effeuillée,

Sous les frissons d’un temps de douceurs émaillées,

Bouture en bouts de vie, éclat aux doigts émerveillés.

 

Aux plis des cieux, des tissages où germent les rêves,

En sillons de lumière, encollés aux rebords de la toile,

Juste pour secouer la poudre violacée sur les étoiles,

Qui accompagnent le chant doux de la lune qui se lève.

 

©  Liz

Bonheur perdu


Bonheur perdu

Bonheur perdu

 

J’ai regardé naître cette douce lumière qui frôle,

Brise légère, comme le souffle chaud des lèvres,

Qui susurre en mille senteurs, puis vogue en fièvre,  

Sur la peau nue, jouant en frissons qui me cajole.

 

J’ai courbé ma solitude juste en dessous de tes pas,

Convoitant ton visage à travers les aurores en spume,

Devant les vagues émouvantes, blanchies d’écume, 

Où chacune de mes pensées guérit a l’heure du trépas. 

 

J’ai dessiné une caresse, maintenant, sur ton épaule,

Vagabondage des doigts velours trémulant en ondine.

Imagine un instant, pour te rappeler la magie divine,

De l’émoi troublant, habillant les pleurs muets des saules.

 

J’ai tracé mon chemin sur les remparts de tes bras,

Et au fil du temps les silences engloutis la belle histoire,

Quand dans mes yeux miroitent cette fontaine illusoire,

Comme ton image déposée sur mes rêves, d’où jaillira.

 

J’ai  goûté l’amère des larmes, les délices qui affolent,

Des hier froissés sous les paupières, l’obscur des corolles,

La douleur dans la gorge serrée, des tristes barcarolles,

Des soupirs qui écrase l’âme, des clapotis qui s’envolent.

 

J’ai effleuré l’attente pour qu’elle dissipe mes mots,

Sur chaque parcelle de ton corps en délicate orfèvrerie,

Pour qu’il te reste en souvenir toutes ces folâtreries,

D’un bonheur fébrile, charnu, unique, perdu tantôt.

 

©  Liz

Comme une offrande


Comme une offrande

Comme une offrande

 

Des perles de frissons s’étalent sur les fleurs de lune,

Et le souffle vogue vers l’écume des yeux languissants,

Lorsqu’une pensée s’allume dans le froid bleuissant,

D’un battement de cils tressant l’ombre rose des dunes.

 

Dans sa robe d’encrage l’aube serpentine tranquille,

Sur les corps, en gouttes nacrées, irisée par des baisers,

Suspendue aux oasis enfilés où l’attente vient apaiser,

L’âme émiettée, cendrée par les douleurs qui béquillent.

 

Les doigts se mouillent du tendre, buvant l’ivresse,

Sous l’onde lisse qui cache l’amer des cernes nébuleux,

Les ailes des jours feuillettent les horizons miraculeux,

À dévaler le ciel d’orage, témoignage de douces caresses.

 

Aux couleurs qui s’effilent entre les bras des lagunes,

Des frileux tissages sillonnent au ventre des abysses,

Ma vie frétille, telle une offrande devant l’autel  acquis,

Près de toi tourbillonnant aux creux d’une rafale jaune.

 

©  Liz

Doux feuillage


Doux feuillage

Doux feuillage

 

C’est mon souffle qui tourbillon, en petites rafales,

Sur les toits de la nuit, parfumés de musc et d’ambre,

Tandis que le cœur se sauve, brûlé de songes sombres,

Au-delà des voiles blancs qui éveille l’aurore matinale.

 

Dans l’air éthéré il y a nos doux tissages d’euphorie,

Des sillons de lumière au perchoir de l’horizon rosissant,

Qui froissent les ombres rapaces dans un silence bruissant,

Face au coulage des passions à friponner l’âme endolorie.

 

Le chuchotis cotonneux des prés étonnent les roses,

Quand au bout des doigts l’amour s’enflamme, pétille,

Les matins gris s’abreuvent d’opale, collier qui brille,

Et la vie frétille, secouant les regards feutrés d’osmose.

 

Sous les paupières s’émiettent les envies dépouillées,

Ondoyante idylle a l’orée de tes yeux, ardents tisons,

Doux frémissement d’un feuillage déversé en frissons,

Aux remous des pensées fouillant les aubes brouillées.

©  Liz

Dans les recoins du cœur


Dans les recoins du cœur

Dans les recoins du cœur

 

Au cadran du temps tes mains bordent mon ciel,

Lors le hasard, perdu, vadrouille sur ma demeure,

Rebelles, mes pas avancent frôlant les heures,

Pendouillant sur le sillage de mes frissons démentiels.

 

Au bord des paupières quelques filoches de rêves,

Brodées par mon souffle nu, virevoltées par la magie,

Avalant les courbures laquées, la moulure en élégie,

D’une nuit éventrée, encollée à l’instant qui s’achève.

 

Au bout des doigts, en feutre d’une caresse de cils,

Le cœur gémit, s’agenouille sur les pierres assoupies,

Tels des pétales en rivière de chair, agités, qui crient, 

A fouiller les pensées encochées sur les bras en exil.

 

Les jours peinés se plient dans les recoins du cœur,

L’oubli entame l’écorce de l’âme, écaille les prières, 

Ainsi, le remous des courants s’émiette à la frontière,

Et en silence, l’œil fait des tours de prestidigitateur.

 

©  Liz

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