Chuchotis qui titube


Chuchotis qui titube

Chuchotis qui titube

 

Cœur ouvert aux silences anéantis de nostalgie,

Le hasard réveille les prémices de nos regards,

Ta main me retient et recoud les matins blafards,

Jusqu’à l’œil triste qui vacille en lueur de bougie.

 

Sur les chemins agenouillés aux plis des pages,

Les paupières s’envolent sous le tressage des cils, 

Pour décoller le calice des nuits écorchées d’émail,

Où l’étoile éclot aux creux des tuiles en talonnage.

 

Le vent frétille, l’azur chant l’âme des gondolières,   

Des tissages de nues sillonnent sur les flancs rasants,

L’euphorie secoue les cloches d’un désir envahissant,

Qui cotonne mes paumes de baisers en bandoulière.

 

Pourtant, aux creux des draps s’éveillent les aubes,

Lors au toit des songes mon souffle piétine et se plie,

Sur le bout de tes doigts, frémissement qui nous lient,

D’un demain collé au chuchotis de nos chairs qui titube.   

 

©  Liz

Ton souffle, telle une empreinte


Ton souffle, telle une empreinte

Ton souffle, telle une empreinte

 

Un souffle pointillé se noue en papillon et frôle ma joue,

Légère brise frisant la peau, blancheur coiffée des anges,

Lors au milieu des rêves glisse, dans un sommeil étrange,

Le silence d’un décor muet, flottant vers des lisières floues.

 

Les lettres planent, éperdues,  aux confins de ma solitude,

Les mots se détachent, gisant sous le brasier en chagrin,

Comme avant, prisonnière d’un frémissement pérégrin,

Je sème désirs aux pieds des cieux, tremblant de béatitude.

 

Les pas cendreux des murs sursautent sans nostalgie,

Quand l’horizon pourpré d’étoiles s’enroule chaviré,

La grâce sourit dans mon regard chargé de pétales cirés,

Sous ton écorce mouillée de sève qui boit toute la magie.

 

Là-haut, auprès de voiles, la lune pâle se tache d’ombre,   

Lentement, l’instant devient témoin de nos corps éthérés,

Et ton empreinte, à l’abri du vide, crie en sons acérés,

Foudroyant mon âme, figée dans le néant éteint, sombre.

©  Liz  04 mai 2013

Au fond d’un frémissement


Au fond d’un frémissement

Au fond d’un frémissement

 

J’ai blotti la bise du temps au fond de mon âme pourprée,

Et tous les songes aux alentours qui soupirent langoureux,

J’ai rivé des myriades aux quatre coins de ton ciel aventureux,

Sillage de filantes fulgurances au couchant en nuance diaprée.

 

J’ai accoudé la nuit à tes bras qui flânent vers les étoiles,

Des soupirs nostalgiques, désir de me chérir encor chaque jour,

Là où, l’aube se courbe au milieu de nos souvenirs troubadour,

Exaltation d’une idylle chuchotée par l’écume tissant la toile.

   

Et j’ai froissé l’oubli dans les plis veloutés de mon attente,

Là-bas, où les larmes rebelles effleurent les abîmes de l’infini,

Brisant l’ennui engloutit par le puits de nos silences indéfinis,

Lors le serment erre dans le décor de mon angoisse latente.

 

J’ai étouffé le vide qui flétrit le miroir des folies épatantes,

Par des violines soubresauts, hypnose ourlée au feu des yeux,

Tendres murmures cachés dans les draps qui frémissent joyeux,

Déliant la peur du regard chargé d’une constellation éclatante.

© Liz   02 janvier 2013

               

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