Je reste là…


Je reste là…

Je reste là…

 

À la lisière des ombres porteuse de nos errances,

Sous le voile léger des nuits où frémissent les bras,

J’ai creusé des rêves sur le silence enraciné des pas,

D’où naît le vent, la douleur marquée de fulgurance.  

 

Dans le terreau du cœur j’ai semé ma fleur bleue,

Qui éclot au fond des prunelles comme l’arc-en-ciel,

Petit noyau arrosé a chaque aube par la sève du ciel,

Lors le printemps venu s’épanche sur l’âme chenue.

 

Plus haut que les barreaux grimpant à la chaînette,

Mes émotions glissent, coulent en toi dans un baiser,

En tresse de souvenirs, enfilés sur les chemins biaisés,

Tracés du doigt mouillé d’une lune encore jeunette.

 

Tantôt, un air chaud enlace l’étoile de porcelaine,

Et au calme des mains qui ne savent plus caresser,

Doucement, l’œil se fixe, mélancolique, a faire danser

Les sourires, jaillissant en trilles de l’eau de la fontaine.

 

Libérée, je reste là, en attendant je ne sais pas quoi…

 

©  Liz

Souvenirs sans rides


 

 

Souvenirs sans rides

 

 

Souvenirs sans rides

 

Dans le miroir du temps, dans les silences orphelins,

Dans l’éclat radieux, gémissant, des foudres violentes,

Les souvenirs s’allongent au fond des larges fentes,

Dans la poitrine, liaison du sort aux parchemins vélins.

 

Immobile, le passé meurt dans un dernier sanglot,

Et le cœur émietté s’éparpille vers l’écluse busquée,

Auprès de l’écho muet, coulant en odeurs arnaquées,

En pleurs, posant ses caresses en douceur d’angelot.

 

D’ivresse, la main erre sur le présent nu, vers le ciel,

Le regard brisé sème l’amour que le vent emporte,  

Parfois, au-delà de rêves, parmi les fleurs de myrtes,

Lorsqu’au jardin embaumé les pétales expirent du miel. 

 

Le soir, la nostalgie frémit et l’étoile pleur l’abandon,

Dans l’âme fardée, rutilant dans son empreinte blanche,

La sève brûle au parvis où la vie s’enchaîne des taches,

Elle ne tient que d’un seul souffle, tressé des chardons.

 

©  Liz

Fleur éphémère


Fleur éphémère

 

Fleur éphémère

 

La pensée s’échoue dans les profonds murmures du cœur,

Au grès du silence où l’agonie des mots fait des caracoles,

Tel l’écho qui se noie au sable, tel le chuchotis des lucioles,

Sur le désert des sentiments, dans les maux des draps rêveurs.

 

Dans l’abysse affolé s’agrippe les affres d’un amour perdu,

Quand au pied trépidant du temps fane la fleur éphémère,

Sous la brise penchée en secret sur les rives des chimères,  

Pour que les larmes brûlent les blessures d’un destin tordu.

 

Une mélodie éloignée vient envahir les anciens sanglots,

Comme une cascade, bourdonnant ses fuites éperdues,

D’un avenir mordoré, d’une dernière romance ardue,

Fardée de teintes délicates qui valsent, blanchies de flots.

 

Le regard, blotti au ciel, avale une bouffée de printemps,

L’émotion berce le soupir qui s’épanouit sur les lèvres,  

Tandis que l’âme s’envole vers l’émoi qui donne la fièvre,

Au milieu des flammes dévoilées a tes yeux longtemps.

 

©  Liz

Petit bout d’amour


Dédié a ma petite fille, Karina, qui va naître en septembre

 

Petit bout d’amour

Petit bout d’amour

 

Petit bout, petite princesse, ma perle de rosée,

Devant mes jours cendrés tu viendras poser,

Ton beau sourire au creux duquel va reposer,

Mon âme esseulée, loin des ombres adossées.  

 

Petit chemin tracé sur les rebords des mélodies,

Vibrant son arpège sous les archets des violons,

Aurore tressée par les branches dorées des filons,

Quand le destin s’accorde aux douces rhapsodies.

 

Petit ange de bonheur, ma goutte d’émotion,

Dans l’air de ton temps mon cœur tu vas bercer,

D’un rayon vermeil mon front tu sauras déglacer,

Sous les regards émerveillés par ta belle création.

 

Petite fleur de lune, précieux bijou de famille,

En ce jour béni de grâce je t’ai vu la première fois,

Mignon visage de papier tu es mon plus grand émoi,

Le battement de vie en douce odeur de camomille.

 

Petit bout d’amour, roucoulement d’hirondelle,

Dans notre livre, d’un doigt mouillé, tu vas signer,

Lorsque la lumière ta pureté viendras témoigner,

Dorénavant, je vis en toi, telle une étoile éternelle.

 

©  Liz

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