Céleste flambeau


Céleste flambeau

Céleste flambeau

 

J’ai erré avec les vents en roulis de tes absences,

Sans fin,  dans ce ciel azurin où voguent les nuages,

A la croisée des chemins brisés par les afflouages,

Sur les rivages où sillonne l’essence de ta présence.

 

J’ai traîné aux plis de mes douleurs silencieuses,

Voilée par ton vide, ignorant l’infini capricieux, 

Aux creux des instants mornes fuyant les lieux,

Pour que l’attente qui pleure devient vaporeuse.

 

J’ai marché sur la cendre des lisières ocellées, 

Sur l’écho de tes pas enrobés d’ondes et songes,

Quand le parfum d’un émoi naufrage, puis plonge,

Là-bas, où l’or sablé incendie les aubes miellées.

 

J’ai cherché la lueur des vagues miraculeuses,  

Au ressac indomptable sanglotant les sortilèges,

Comme un feu peuplé d’ardeur, scellant le privilège, 

Sur une couche de rosée, telle l’encre frôleuse.

 

J’ai plongé mes paupières lourdes et gonflées,

Dans les anciens bonheurs qui soudan s’enlacent,

Rubans de taffetas sur mon cœur qui balance,

Vers la ligne bleue qui couronne l’aurore mouillée.

 

J’ai voyagé sur les parois des ombres ténébreuses,

Lors l’émotion tente d’éclats le noir des abysses,

Sur les voiles obscurs ondoyant l’étoile qui se tisse,

Céleste flambeau penché sur ta prunelle heureuse.  

©  Liz  20 janvier 2014

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