Inventer le bonheur


Inventer le bonheur

Inventer le bonheur

 

Frôlant cette vie peuplée d’ombres vagabondes,

Le pas languissant d’attendre s’accroche à l’instant,

Ramassant la fraîcheur du jour, sinuant distant,

Pour pointer l’émoi contre la tempête furibonde.

 

En passant, le regard tresse les paroles blanches,

Et le silence nimbé d’étoile s’effondre en manège,

Déposant le rêve aux plis des draps, légère arpège,

À l’abri des regrets, des maux, des plaies étanches.

 

Lors, mon cœur, sans démarche, sera à ta porte,

Au langage de tes mains il enlèvera son habit noir,

Enfin, un soleil désireux brûlera les aériens couloirs,

Et le ciel s’agenouillera devant les feuilles mortes.

 

Au fil des songes suspendus aux feux des souches,

Le bonheur s’invente dans l’écho des éclats vermeils,

Dans la chaleur des bras, dans un sourire sans pareil,

Dans chaque mot chuchoté par mes yeux à ta bouche.

 

©  Liz

Âme brisée


Âme brisée

Âme brisée

 

Aux tréfonds de l’âme troublée par la peur aperçue,

Ruisselle la douleur, fracassant sous le poids vacillant

D’un chemin refermé, menacé de ruines, agenouillant

Le vide qui maquille le regard si lourd d’une vie déçue.

 

D’un pas malheureux, elle frôle les feuilles lassées,

Dans son exile, cœur serré, ridé par la greffe du temps,

Avant même que le souffle du vent terni le printemps,

Pour faire taire la souffrance d’une étincelle délaissée.

 

Au creux des mains éclosent des morsures incendiaires,

Voilant les nuits déchirées par le torrent des cris griffés,

Lors l’étreinte de silences s’assoupit au sommet décoiffé,

Esquissant un brin de bonheur dans la mémoire lacunaire.

 

Embarquée sur les nervures désespérées de l’existence,

Elle n’attend plus rien, perdue dans son antre obscur et glacé,

Fixé à l’Univers, crispée par les maux l’un dans l’autre entrelacé,

Elle se brise dans la tornade des assauts, saignant la sentence.

©  Liz 15 janvier 2013

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