Quand ne sonne plus l’heure


Quand ne sonne plus l’heure

Quand ne sonne plus l’heure

 

Si prés de regrets délivrés qui tombent effilochés,

Là-bas, aux bords des fosses embouées, écrasées,

Mon regard ombragé tache les heures empressées,   

Au-delà des saisies du temps qui déserte cloché.

 

De toutes les instants que mes doigts ont gravés,

Sur les soupirs muets de tes lèvres frissonnantes,

Là où la rosée n’est plus que larmes hallucinantes,

Ne reste que les murmures de mes songes délavés. 

 

Tout au long de ce chemin terré, la nuit se tisse,

Broderie d’étoiles, féerie d’une voûte éclatante,

Expirant dans un triste silence sa beauté envoûtante,

Pour fondre l’amour au roulis aliéné qui s’esquisse. 

 

Sur tous les recoins où mes mots se sont ancrés,

Je t’ai vu toi, dénoué, sous l’ondée des pensées,

Echo échoué aux creux de ma chair fracassée,

Comme un souffle agrippé aux méandres nacrés.  

 

Le noir des nuits cendrées empoisonne le destin,

Sur le désert de sentiments saignant les ténèbres,

Domptant les cris déferlés des oraisons funèbres, 

Lors la vie s’écoule, ne sonne plus l’heure du festin.

 

©  Liz 16 fevrier 2013

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