La vengeance du sort


La vengeance du sort

La vengeance du sort

*

En bout du chemin, emportée à l’orée des bras,

La pensée s’éclaire, étoile filante épatant la nuit,

Qui colle contre moi quelques gouttes de pluie,

Aveuglant mes yeux, dévastant le creux des pas.

*

Sous l’ondée des songes, égarés par les flots, 

Le destin s’attarde au-dessus de ma couche,

Bouleversant les silences, les ombres louches,

Au parvis de mon existence jonchée de sanglots.

*

Sur l’infini sablé, au gré de mon monde secret,

L’émotion m’élance, le sort jette sa vengeance,

Au sein de la vie, aux larmes de mon allégeance,

Alors que les ténèbres recouvrent l’espoir discret.

Et lorsque la poussière berce mon univers éteint,

Dans le gouffre sans fin s’enterre mon âme fragile,

Au sein des embruns se dessine une statue d’argile,

Troublée par le chant éphémère d’un écho atteint.

*

© Liz

La symphonie de l’existence


La symphonie de l’existence

La symphonie de l’existence

L’aiguille du temps s’effrite, tombant en poussière,

Sur les guirlandes des ans épanouis, miroitant effilés

Dans le regard, filtrant le doute parmi les rêves faufilés,

Vers des cieux aimés en secret, écorchés de lumière.

 

Le moindre bruit éveillé caresse l’aube matinale,

Et le soleil frémit sur la bouche, scintillant innocent

Sous les paupières closes, feutrant le corps rubescent,

Par les doux tressaillements des lisières abyssales.

 

D’un pas sablé, les vents coiffent la route esseulée,

Ornant les fleurs d’un éclat époustouflant, étrange,

En ce lieu où le silence brode le feuillage des songes,

D’un azur qui dévoile les cimes d’ivoire immaculées.    

 

Dans l’espace enlacé d’une symphonie bohémienne,

L’esprit passager vibre sur le toit des embruns glacés,

Car épuisé par l’obscurité tonnant ses vœux délacés,

L’eternel adieu devient attendrissant sur l’ultime scène.

 

L’heure serre le cœur, cheminement fragile de l’âme,

Un dernier souffle attaché d’un bel ruban incarnadin,

S’écrase sous le doigt du destin jouant en rire baladin,

Jusqu’à oublier le gouffre avide d’un corps nu de flamme.

©  Liz 23 fevrier 2013

Là-bas, chez nous…


Là-bas, chez nous…

Là-bas, chez nous…

 

Ton sourire s’esquisse au sommet des silences,

Douceur ensorcelant les abysses des fontaines,

Source d’eau vive d’où jaillit la bonté souveraine,

Portée par les fibres obstruées de mon existence.

 

Les vents ont marqués le passage du temps perdu,

Sous nos pas enlacés par des chimères oubliées,

Qui tonnent de si haut pour guider l’étoile dépliée,

Là-bas, sur notre toit, toujours aussi beau et si ardu.

 

En ce lieu, les mots consumés caressent mes bras,

Rien n’a changé, l’azur soupir l’éveil qui nous délivre,

Dis, te rappelles-tu encore le parfum de mes lèvres 

Lors les murmures tissent ton arrivé au cœur des draps ?

 

Mon âme filtre les éclairs et rejoint le crépuscule,

Regards ancrés aux roulis d’une nuit veloutée,  

Envoûtement d’un songe qui fonde en folie fruitée,

Telle une merveille devant l’amour qui se bouscule.

© Liz 25 decembre 2012

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