Aux tréfonds des étincelles


Aux tréfonds des étincelles

Aux tréfonds des étincelles

 

Nichée au béant vide, par la solitude abritée,

J’ai ancré les mots effacés aux mirages sablés,

Pour que l’abysse se pourpre de rêves comblés,

Murmurant l’écho au sein des vagues miroitées.

 

Au loin, un frémis pique l’air des aubes pleurées,

Quelques larmes sur ma main, sur le pas esseulé,

Et ton silence blotti dans le mien, ce temps trémulé,

Lors chaque pensée, d’un coup, se brise effleurée.

 

En harmonie, lentement, s’installe l’âme dérobée,

Dans le fragile sanctuaire des sentiments délaissés,

Assoupie sous l’hypnose des sortilèges angoissés,

Sur cette parcelle de vie étouffée, d’ombre enrobée.

 

Dans le tréfonds lointain des étincelles mêlées,

Mon cœur s’ébloui par l’évasion d’un souffle fardé,

D’un amour enneigé dont l’éclat des feux dardés,

Parfume l’immensité d’une symphonie emmiellée.

© Liz  23 janvier 2014

L’abîme aux bords des cils


L’abîme aux bords des cils

L’abîme aux bords des cils

 

Dans mes yeux, j’ai le destin qui se plie et se défile,

Comme les grains du chapelet, aux creux des veines,

Quand l’automne borde mes paupières, sans peine,

Frémis logés aux rides, gouttes de corail qui s’enfilent.

 

Dans mon cœur, tu es penché en cerceau de feux,

Lorsque l’azur se couche en feuillettes de lumière,

Chuchotis qui s’ensommeillent dans des prières,

Sous les tonnerres du hasard, au chevet des aveux.

 

 Dans mes mains, j’ai la clef brumeuse des horizons,

Cachée en bouts de chair, dormant en plis d’illusions,

Parfois fouillant les coins pour trouver un trou d’évasion,

De trouble poussiéreux où l’amer joute dans les buissons.

 

Dans mon âme, les pleurs s’encollent, puis pendulent,

Recueillant le vide qui tombe glacé, dénudant la peau,

Juste pour faire passer aux lèvres une treille d’eau,

Ombrage de pétales assoupis par les cils qui ondulent.

 

©  Liz  09 octobre 2013

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