La vie en vrac


La vie en vrac

La vie en vrac

*

Par delà des nuits profondes brodées d’étoiles,

Je pars a ta recherche, vers cet ailleurs serein,

Lors dans mon regard l’amour te touche sans frein,

Sous un éclat qui peint en gouttes de lune la toile.

*

À la pointe des pieds, telle qu’une bise du large,

Je passe sur les rebords du vaste ciel duveteux,

En limbe de feu sur les nervures de ton cœur joyeux,

Plus loin que les songes bleus liés au creux des marges.

*

Ailées, mes pensées pressées brillent de tristesse,

Quand au fond du hasard la providence m’inonde,

D’un léger parfum de roses, par des chants ronds,

Jusqu’au lever des aubes alourdies par les caresses.

*

Au naufrage des yeux mouillés, a la sève des lèvres,

La brûlure de ton empreinte devient un épais ombrage,

Sur mon front auréolé, sur ma peau courbée d’orages,

D’où naissent les étincelles qui blanchissent sous la fièvre.

*

© Liz 

Aux tréfonds des étincelles


Aux tréfonds des étincelles

Aux tréfonds des étincelles

 

Nichée au béant vide, par la solitude abritée,

J’ai ancré les mots effacés aux mirages sablés,

Pour que l’abysse se pourpre de rêves comblés,

Murmurant l’écho au sein des vagues miroitées.

 

Au loin, un frémis pique l’air des aubes pleurées,

Quelques larmes sur ma main, sur le pas esseulé,

Et ton silence blotti dans le mien, ce temps trémulé,

Lors chaque pensée, d’un coup, se brise effleurée.

 

En harmonie, lentement, s’installe l’âme dérobée,

Dans le fragile sanctuaire des sentiments délaissés,

Assoupie sous l’hypnose des sortilèges angoissés,

Sur cette parcelle de vie étouffée, d’ombre enrobée.

 

Dans le tréfonds lointain des étincelles mêlées,

Mon cœur s’ébloui par l’évasion d’un souffle fardé,

D’un amour enneigé dont l’éclat des feux dardés,

Parfume l’immensité d’une symphonie emmiellée.

© Liz  23 janvier 2014

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