Au gré des émotions clandestines


Au gré des émotions clandestines

Au gré des émotions clandestines

*

Au creux du feu des aubes le temps épouse l’éternité,

Sous la chute des vœux, sous l’étreinte muette des cieux,

Lors la rosée se brise sur la trame des sommets ocreux,

Fragile soubresaut contre les silences en toute sérénité.

*

Dans sa raison, un sourire anime les illusions violentes,

D’un seul frisson, sur les couloirs froids du mauvais sort,

Vers l’ombre broyée qui ouvre les horizons sans effort,

A travers les labyrinthes des anges, croissant l’étoile filante.

*

Accroché aux plus beaux rêves, à la voix des pensées,

Aux fièvres des jours camouflés dans le berceau d’hiver,

Sous le pont des mots rebelles effilés en soupirs amers,

Mon cœur orphelin s’ébrèche par sa passion dépensée.

*

Ta silhouette furtive se repeint en nuances levantines,

Quand au miroir pensif des nuits l’œil brûle les pleurs,

De ces matins sans tendresse, sans baisers réveilleurs,

Et du soleil qui rougit au gré des émotions clandestines.

*

© Liz

Étincelle d’éternité


Étincelle d’éternité

Étincelle d’éternité

 

D’un souffle, la nouvelle aube enrobe les ombres,

Par ses chants, ses rayons roses et ses rêves dorés,

Sous les voiles émaillés buvant le vermeil revigoré,

Le calme se pose sur le feuillage touffu, sombre.

 

La douceur enlace la chair noire des murailles,

Tordue par les vents lassés qui agonisent et veillent,

Les tressaillements des nuées qui encor sommeillent,

Au nid des frôlements muets, coiffés par des ailes.

 

Les songes naufragés s’allongent au fond des rides,

Mystérieuse et solitaire la pensée fouille les flancs,

Là, où gisent les tourmentes saupoudrées de blanc,

Quand le parfum d’émoi s’en vient derrière l’abside.

 

Aux confins des horizons s’achève la mélopée,

Et s’émeut le regard quand les feux, sous le vent,

Volettent en dentelle, arrachant aux miroitements,

Le secret d’une petite étincelle, d’éternité drapée.

 

©  Liz  10 janvier 2014

Dans la torpeur des jours


Dans la torpeur des jours

Dans la torpeur des jours

 

Des rafales de perles secouent les cloches du ciel,

Et le vent se sauve devant l’aube envahissante,

Sur les toits du silence piétine la rosée jaillissante,

Parure qui frétille à la lisière sous les rayons de miel.

 

L’éclat d’opale, en paillettes, cotonne les matins,

Au fond des draps, le regard respire la rose nichée,

Au creux de ta paume. Frissons à la peau accrochée,

Lors le baiser s’enroule dans le bonheur argentin.

 

Le cœur s’abandon, mon souffle baigne tes songes,

Sur ce chemin qui coule en moi, brûlant mes joues,

Quand le temps tamise l’heure cerné qui s’échoue,

Précipitée, au calice d’une caresse de cils, je plonge.

 

A la douceur des jours, l’azur accroche nos sourires,

Sur les doigts, le soleil éclose en poudre torrentielle,

L’horizon se plie et tricote des soieries démentielles,

Dans l’éternité qui fredonne ta voix, mon âme se mire.

 

©   Liz  07 octobre 2013

Une éternité à t’aimer


Une éternité à t’aimer

 

Une éternité à t’aimer

 

Je sais parfois ce regard, à l’orée des cieux,

Veillant sur moi, mais ne pouvant me toucher,

Une seule vie n’a pas suffit pour m’approcher,

Tanguant en brise des ans sur les rides des yeux.

 

Une dernière saison et l’âme va s’en aller,

Les maux, là-haut, vont blanchir de pureté,

En goutte de rosée va se poser sur l’éternité,

Ça place n’est plus ici, là-bas doit s’installer.

 

Sa vie a fanée, elle s’est perdue à animer

Cette sérénité, broder le fil des jours et nuits,

Dorénavant son cœur va s’envoler sans bruit,

Vers l’éternité, espérant pouvoir enfin t’aimer.

© Liz 

Repeindre la vie


Repeindre la vie

Repeindre la vie

 

Combien de fois j’ai vu les couleurs se lier entre elles,

Sous le souffle d’un renouveau qui éclairci le brouillard,

Mystérieux printemps effleurant le temps débrouillard, 

Éloignant les ombres pétrifiées par une tristesse mortelle.

 

Dans le chaos des voix crispées sous les toits éplorées,

Les souvenirs s’entremêlent à l’orée de nuages égarés,

Là où leurs traces séchées s’effacent devant l’éclat taré,  

D’une sorte de miroir miraculé, reflets d’une aube dorée.

 

Combien de fois j’ai repris la vie d’où je l’ai laissé, entière,

Tout y est, même le rire qui s’est figé aux creux de tes bras,

En cette nuit au parfum d’amour rivé sur le velours des pas,

Quand l’étincelle s’est posée en mon âme dénudée de poussière.  

 

Mon regard trébuche encore le bord d’un chemin en doute,

Et l’encre coule du ciel vers ce ravin éloigné de mes yeux brûlés,

Les dernières heures tremblent dans le baiser de sourires adulés,

Tandis que le vent emporte la brise vers un demain qui déboute.

 

Combien de fois j’ai pointé à l’horizon le sceau de ma prière,

Poursuivant la lumière intouchable au-delà de tous les nuages,

Lorsque de nouveau l’éternité rêve d’un retour en afflouage,

Apposant sa source sur les fissures incrustées à ma frontière.

 ©  Liz 17 janvier 2013

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