Au-dessus du temps


Au-dessus du temps

Au-dessus du temps

*

L’onde tisse de ses arpèges des clapotis d’argent,

Sous la brise du vent qui écorche l’ombre épaisse,

À la limite des roches escarpées, au fond des falaises,

Où les songes du jour glissent leurs rayons émergents.

*

Au moindre souffle du ciel, a chaque frémissement,

Le regard s’ondule, scintillant au profond de son âme,

Quand la lumière se profile sur les cils en fines lames,

La première rosée tombe dans un grand alanguissement.

*

Au creux des mains, l’encre et ses mots murmurés,

Un bout de papier flottant a la douceur de ses larmes,

Battant silencieuses dans l’abysse d’une réalité ferme,

Essayant de défroisser les toits de ces obstacles pleurés.

*

Vaincue par la vie, consolée par quelques sourires,

Tout au loin, les yeux voilés par la soie d’une  image,

Elle s’attache, sans un soupir, aux confins de ses pages,

Attendant encor, au-dessus du temps, sans cesser d’écrire. 

*

             © Liz           

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Céleste flambeau


Céleste flambeau

Céleste flambeau

 

J’ai erré avec les vents en roulis de tes absences,

Sans fin,  dans ce ciel azurin où voguent les nuages,

A la croisée des chemins brisés par les afflouages,

Sur les rivages où sillonne l’essence de ta présence.

 

J’ai traîné aux plis de mes douleurs silencieuses,

Voilée par ton vide, ignorant l’infini capricieux, 

Aux creux des instants mornes fuyant les lieux,

Pour que l’attente qui pleure devient vaporeuse.

 

J’ai marché sur la cendre des lisières ocellées, 

Sur l’écho de tes pas enrobés d’ondes et songes,

Quand le parfum d’un émoi naufrage, puis plonge,

Là-bas, où l’or sablé incendie les aubes miellées.

 

J’ai cherché la lueur des vagues miraculeuses,  

Au ressac indomptable sanglotant les sortilèges,

Comme un feu peuplé d’ardeur, scellant le privilège, 

Sur une couche de rosée, telle l’encre frôleuse.

 

J’ai plongé mes paupières lourdes et gonflées,

Dans les anciens bonheurs qui soudan s’enlacent,

Rubans de taffetas sur mon cœur qui balance,

Vers la ligne bleue qui couronne l’aurore mouillée.

 

J’ai voyagé sur les parois des ombres ténébreuses,

Lors l’émotion tente d’éclats le noir des abysses,

Sur les voiles obscurs ondoyant l’étoile qui se tisse,

Céleste flambeau penché sur ta prunelle heureuse.  

©  Liz  20 janvier 2014

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