Fleur éphémère


Fleur éphémère

 

Fleur éphémère

 

La pensée s’échoue dans les profonds murmures du cœur,

Au grès du silence où l’agonie des mots fait des caracoles,

Tel l’écho qui se noie au sable, tel le chuchotis des lucioles,

Sur le désert des sentiments, dans les maux des draps rêveurs.

 

Dans l’abysse affolé s’agrippe les affres d’un amour perdu,

Quand au pied trépidant du temps fane la fleur éphémère,

Sous la brise penchée en secret sur les rives des chimères,  

Pour que les larmes brûlent les blessures d’un destin tordu.

 

Une mélodie éloignée vient envahir les anciens sanglots,

Comme une cascade, bourdonnant ses fuites éperdues,

D’un avenir mordoré, d’une dernière romance ardue,

Fardée de teintes délicates qui valsent, blanchies de flots.

 

Le regard, blotti au ciel, avale une bouffée de printemps,

L’émotion berce le soupir qui s’épanouit sur les lèvres,  

Tandis que l’âme s’envole vers l’émoi qui donne la fièvre,

Au milieu des flammes dévoilées a tes yeux longtemps.

 

©  Liz

Au-delà de mon parcours


Au-delà de mon parcours

Au-delà de mon parcours

 

J’ai tant cherché l’amour aux creux des peines,

Jusqu’a retracer mon chemin, sceller mon cœur,

Que j’avais oublié d’effeuiller les sourires cajoleurs,

Dès lorsque j’étais prête à revoir ma vie sereine.

 

J’ai tant voulu trouver l’émoi parmi les ombres,

Les empêcher noircir mon regard, mon bout de soleil,

Pour satiner mes rêves au milieu des matins vermeils, 

Quand la brise engloutit mes paupières sombres.    

 

J’ai tant désiré refaire le décor de mon histoire,

Dans le miroir du temps, dans l’œil de l’univers,

Tandis que ma lèvre chuchote le secret de mes vers,

Pensant à son battement rythmé, prémonitoire.

 

J’ai tant voulu esquisser mes frémis sur les joies,

Que mes doigts ont perdus leurs souffles mous,

Pendant que dans les entrailles du destin émoud,

Une larme s’écoule sur le rebord de son cocon de soie.

 

J’ai tant touché les souffrances, les absences,

Les instants d’autrefois, les désirs suspendus,

Que j’en ai cru revivre les pleurs, les jours éperdus,

Au-delà de mon parcours déplumé de clémence.

 

©  Liz

Petit bout d’amour


Dédié a ma petite fille, Karina, qui va naître en septembre

 

Petit bout d’amour

Petit bout d’amour

 

Petit bout, petite princesse, ma perle de rosée,

Devant mes jours cendrés tu viendras poser,

Ton beau sourire au creux duquel va reposer,

Mon âme esseulée, loin des ombres adossées.  

 

Petit chemin tracé sur les rebords des mélodies,

Vibrant son arpège sous les archets des violons,

Aurore tressée par les branches dorées des filons,

Quand le destin s’accorde aux douces rhapsodies.

 

Petit ange de bonheur, ma goutte d’émotion,

Dans l’air de ton temps mon cœur tu vas bercer,

D’un rayon vermeil mon front tu sauras déglacer,

Sous les regards émerveillés par ta belle création.

 

Petite fleur de lune, précieux bijou de famille,

En ce jour béni de grâce je t’ai vu la première fois,

Mignon visage de papier tu es mon plus grand émoi,

Le battement de vie en douce odeur de camomille.

 

Petit bout d’amour, roucoulement d’hirondelle,

Dans notre livre, d’un doigt mouillé, tu vas signer,

Lorsque la lumière ta pureté viendras témoigner,

Dorénavant, je vis en toi, telle une étoile éternelle.

 

©  Liz

Au calice de l’âme


Au calice de l’âme

Au calice de l’âme

 

Il est des jours comme l’étreinte qui rougit à t’atteindre,

Gardant aux grains de la peau la saveur d’une nouvelle sève,

Au contour de tes lèvres qui hantent les heures brèves,

S’enroule l’émoi, sur le penchant des frémis à repeindre.

 

Il est des mots à réinventer, comme un regard de miel,

Quand je rêve de toi, a l’abri d’une douce mélancolie,

Sous les toits des doigts t’habiter, goutte nue de folie,

Sur les cendres brûlantes des silences qui tressent le ciel.

 

Il est des cris comme l’écorchure des éclairs jaillissants,

Lorsque le soupir du cœur s’envole aux plis des larmes,

A dévaler les chemins qui s’abreuvent au calice de l’âme,

Tamisant la poudre de carmin aux creux des bras apaisants.

 

Il est des nuits douces qui éclosent en cliquetis de cristal,

Des sillons dorés qui s’effilent sur les tuiles providentielles,

Où leurs voiles de parfum recouvrent l’ivresse torrentielle,

Entre les plus belles vagues qui envahissent l’instant fatal.

 

©  Liz

Émotion exquise


Émotion exquise

Émotion exquise

 

Mon rêve naît d’une larme, d’une auréole volatile,

De l’écho des chants d’anges, de l’éther des mirages,

D’une brulure amère, flambée des radieux ancrages,

Scintillant dans les yeux, troublant la peine labile.

 

De ton ciel j’ai volé les mystères nappés d’étoiles,

Quand le désir, a fleur de peau, va jusqu’au délire,

Devant les déchirures s’étale un matin qui chavire,

Sous l’onde limpide du destin esquissant ma toile.

 

La courbe de ton corps s’épanche sur les marées,

En vagues de pensées libertines, troublées d’émoi,

Lors le roulis de nos âmes suit la trame de nos choix,

Sans savoir si le hasard va effrayer la mémoire égarée.

 

Suspendue, dans le brouillard, la douceur s’enlise,

Gracile attirance d’un premier frôlement, dévastant

Le temps d’un silence, grisé d’absence, lors à l’instant

La vie balbutie ses battements sous l’émotion exquise.

 

© Liz

Comme une guipure


Comme une guipure

Comme une guipure

 

Hors du temps, l’aurore frémit dans sa robe du matin,

Crochetant les fissures des cieux en fils soyeux de laine,

Dans un dernier battement déposé aux plis de ma main,

Elle susurre l’émoi à la bise, troublant les flots argentins.

 

Tout au loin, mon regard dépose la perle d’un baiser,

Entre les gouttes de rosée, savourant leurs brassées,

Lorsque les déchirures de tendresse sont tressées,

Au creux du nid où l’orée d’un autre rivage vient fraiser.

 

La douceur du jour jaillit tatouant les lèvres de carmin,

Tissant le calice des dunes, décollant les mots des pages,

De mes saisons froissées, de mes rêves plissés, je déménage,  

Et à ton cou, en battement de cils, j’accroche mon chemin.

 

Le violon dans l’âme, le cœur fardé au creux des doigts,

J’effleure le bonheur, évanouie dans ma mélancolie,

Dans les yeux pourprés d’émotion, imprégnés d’ancolie,

Songe l’avenir, délicate guipure de soie devant chez-moi.

 

©  Liz

En braille fugace


En braille fugace

En braille fugace

 

De la vague gorgée d’éclat, berçant l’espoir errant,

Elle fait naître les feux d’une histoire délirante,

Lors dans ses yeux ondoient la douleur mourante,

Le méandre du désir ruisselle dans un silence soupirant.

 

De l’étincelle pourprée, de son regard qui s’efface,

Naît l’émotion d’une pensée, d’une larme opaline,

Face aux chutes des aubes en myriades sibyllines,

Cheminement voilé par le vacarme du destin vorace.

 

D’une promesse hardie, ourlée d’un songe caressant,

Elle fait naître des rondes de rosée en source jaillissante,

Tandis que l’émoi se plie en gouttes frémissantes,

Aux pores de la peau, parure cambrée au souffle rougissant.

 

De l’aiguille du temps qui encorde les matins tenaces,

Naît, enfin, sous les troubles en pleurs de mandoline,

La douceur, au long des frissons encollés en treille câline,

Où halètent mes mots, mes vers estampés en braille fugace.

 

©  Liz

Céleste flambeau


Céleste flambeau

Céleste flambeau

 

J’ai erré avec les vents en roulis de tes absences,

Sans fin,  dans ce ciel azurin où voguent les nuages,

A la croisée des chemins brisés par les afflouages,

Sur les rivages où sillonne l’essence de ta présence.

 

J’ai traîné aux plis de mes douleurs silencieuses,

Voilée par ton vide, ignorant l’infini capricieux, 

Aux creux des instants mornes fuyant les lieux,

Pour que l’attente qui pleure devient vaporeuse.

 

J’ai marché sur la cendre des lisières ocellées, 

Sur l’écho de tes pas enrobés d’ondes et songes,

Quand le parfum d’un émoi naufrage, puis plonge,

Là-bas, où l’or sablé incendie les aubes miellées.

 

J’ai cherché la lueur des vagues miraculeuses,  

Au ressac indomptable sanglotant les sortilèges,

Comme un feu peuplé d’ardeur, scellant le privilège, 

Sur une couche de rosée, telle l’encre frôleuse.

 

J’ai plongé mes paupières lourdes et gonflées,

Dans les anciens bonheurs qui soudan s’enlacent,

Rubans de taffetas sur mon cœur qui balance,

Vers la ligne bleue qui couronne l’aurore mouillée.

 

J’ai voyagé sur les parois des ombres ténébreuses,

Lors l’émotion tente d’éclats le noir des abysses,

Sur les voiles obscurs ondoyant l’étoile qui se tisse,

Céleste flambeau penché sur ta prunelle heureuse.  

©  Liz  20 janvier 2014

Rêves naufragés


Rêves naufragés

Rêves naufragés

 

De tous ces chuchotis qui s’épanchent en rêves  gâchés,

Chaque mot s’envole à l’horizon de mes larmes muettes,

Quand l’aile du vent cueillit les lettres aliénées en pirouettes,   

Vers l’aurore, où d’un sourire bleu mon regard elle a taché.

 

C’est à la lisière des ans que le temps se noie doucement,

Quelque part sur les versants, cherchant une pause ombragée,

Où la tendresse s’ancre dans les plis des étreintes naufragées,

À l’écart des chimères, au long d’un chemin épiné discrètement.

 

J’en ai dans l’âme des silences qui butinent chaque désarroi,

Impossible songe à désirer au milieu des pensées accablées,

Par autant de tristesses déferlant sur des rivages sablées,

Là où l’aube endolorie déchire les draps ensommeillés d’émoi.

 

Aux creux de mes lèvres embuées par des murmures éteints,

Effluvent les maux, agonie désespérée des illusions agrippées

 Aux notes évincées, éparpillées dans une sombre mélopée,

Chant orageux, déchirement en plein hiver d’un cœur atteint. 

© Liz 12 janvier 2013

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