Dentelle des ondes fragiles


Dentelle des ondes fragiles

Dentelle des ondes fragiles

 

Dans le miroir, le temps s’enfuit en symphonie,

Papillonnant au fond des yeux en harmonie souvent,

Lorsqu’au passage l’heure frissonne sous le vent,

Et le silence des mystères s’abreuve d’euphorie.

 

Tout près, renaît dans l’air frais l’aube nouvelle,

Au-dessus des échos dorés, des reflets merveilleux,

Quand, au levant, le soleil ceint les rêves des cieux,

Fixés sur l’horizon, dans l’immensité intemporelle.

 

La rosée tombe, une féerie en clapotis de lumière, 

Décor dressé par la magie qui butine doucement,   

À fleur de tendresse les mots glissent lentement,

Vers les hauts sommets où l’émoi emmure les lisières.

 

Une pluie de frissons dentelle les ondes fragiles,

En cet été brûlée d’émotions,  de désirs secrets,

Courbée sur la peau fébrile d’un doigt discret,

Frémissant tel un ruisseau calme blanchit d’argile.

 

© Liz

Inventer le bonheur


Inventer le bonheur

Inventer le bonheur

 

Frôlant cette vie peuplée d’ombres vagabondes,

Le pas languissant d’attendre s’accroche à l’instant,

Ramassant la fraîcheur du jour, sinuant distant,

Pour pointer l’émoi contre la tempête furibonde.

 

En passant, le regard tresse les paroles blanches,

Et le silence nimbé d’étoile s’effondre en manège,

Déposant le rêve aux plis des draps, légère arpège,

À l’abri des regrets, des maux, des plaies étanches.

 

Lors, mon cœur, sans démarche, sera à ta porte,

Au langage de tes mains il enlèvera son habit noir,

Enfin, un soleil désireux brûlera les aériens couloirs,

Et le ciel s’agenouillera devant les feuilles mortes.

 

Au fil des songes suspendus aux feux des souches,

Le bonheur s’invente dans l’écho des éclats vermeils,

Dans la chaleur des bras, dans un sourire sans pareil,

Dans chaque mot chuchoté par mes yeux à ta bouche.

 

©  Liz

Le souffle du sort


 

 

Le souffle du sort

 

Le souffle du sort

 

Du ciel, l’ombre grise tombe sur les parois du cœur,

En lent frémissement, telle des empreintes baladines,

A travers les saisons, sur leurs sèves incarnadines,

Collant l’automne a la tempe en joli accroche-cœur. 

 

Pendu à l’aube, l’œil poursuit le rêve, brefs passages,

Lorsque les voiles de soie caressent les roses brûlées,

Sous une pluie chaude nacrant les perles immaculées,

Pleurant à trembler l’attente vêtue de doux messages.

 

Les trilles des oiseaux de retour déchirent les nuages,

L’orage tonne, balayant vers l’horizon les ribambelles,

Un calme nostalgique plane sur les fleurs en ombelle,

Et l’ondée coule sur les branches des saules en décoiffage.

 

Aux creux de l’âme, l’émoi passe doucement l’archet,

Sur le secret des cordes, murmurant l’intime tendresse,

Qui fait naître entre les doigts épousés un éclat d’ivresse,

Parfumant le nid par le souffle du sort qui fait un crochet.

 

©  Liz

Fleur éphémère


Fleur éphémère

 

Fleur éphémère

 

La pensée s’échoue dans les profonds murmures du cœur,

Au grès du silence où l’agonie des mots fait des caracoles,

Tel l’écho qui se noie au sable, tel le chuchotis des lucioles,

Sur le désert des sentiments, dans les maux des draps rêveurs.

 

Dans l’abysse affolé s’agrippe les affres d’un amour perdu,

Quand au pied trépidant du temps fane la fleur éphémère,

Sous la brise penchée en secret sur les rives des chimères,  

Pour que les larmes brûlent les blessures d’un destin tordu.

 

Une mélodie éloignée vient envahir les anciens sanglots,

Comme une cascade, bourdonnant ses fuites éperdues,

D’un avenir mordoré, d’une dernière romance ardue,

Fardée de teintes délicates qui valsent, blanchies de flots.

 

Le regard, blotti au ciel, avale une bouffée de printemps,

L’émotion berce le soupir qui s’épanouit sur les lèvres,  

Tandis que l’âme s’envole vers l’émoi qui donne la fièvre,

Au milieu des flammes dévoilées a tes yeux longtemps.

 

©  Liz

Au-delà de mon parcours


Au-delà de mon parcours

Au-delà de mon parcours

 

J’ai tant cherché l’amour aux creux des peines,

Jusqu’a retracer mon chemin, sceller mon cœur,

Que j’avais oublié d’effeuiller les sourires cajoleurs,

Dès lorsque j’étais prête à revoir ma vie sereine.

 

J’ai tant voulu trouver l’émoi parmi les ombres,

Les empêcher noircir mon regard, mon bout de soleil,

Pour satiner mes rêves au milieu des matins vermeils, 

Quand la brise engloutit mes paupières sombres.    

 

J’ai tant désiré refaire le décor de mon histoire,

Dans le miroir du temps, dans l’œil de l’univers,

Tandis que ma lèvre chuchote le secret de mes vers,

Pensant à son battement rythmé, prémonitoire.

 

J’ai tant voulu esquisser mes frémis sur les joies,

Que mes doigts ont perdus leurs souffles mous,

Pendant que dans les entrailles du destin émoud,

Une larme s’écoule sur le rebord de son cocon de soie.

 

J’ai tant touché les souffrances, les absences,

Les instants d’autrefois, les désirs suspendus,

Que j’en ai cru revivre les pleurs, les jours éperdus,

Au-delà de mon parcours déplumé de clémence.

 

©  Liz

Petit bout d’amour


Dédié a ma petite fille, Karina, qui va naître en septembre

 

Petit bout d’amour

Petit bout d’amour

 

Petit bout, petite princesse, ma perle de rosée,

Devant mes jours cendrés tu viendras poser,

Ton beau sourire au creux duquel va reposer,

Mon âme esseulée, loin des ombres adossées.  

 

Petit chemin tracé sur les rebords des mélodies,

Vibrant son arpège sous les archets des violons,

Aurore tressée par les branches dorées des filons,

Quand le destin s’accorde aux douces rhapsodies.

 

Petit ange de bonheur, ma goutte d’émotion,

Dans l’air de ton temps mon cœur tu vas bercer,

D’un rayon vermeil mon front tu sauras déglacer,

Sous les regards émerveillés par ta belle création.

 

Petite fleur de lune, précieux bijou de famille,

En ce jour béni de grâce je t’ai vu la première fois,

Mignon visage de papier tu es mon plus grand émoi,

Le battement de vie en douce odeur de camomille.

 

Petit bout d’amour, roucoulement d’hirondelle,

Dans notre livre, d’un doigt mouillé, tu vas signer,

Lorsque la lumière ta pureté viendras témoigner,

Dorénavant, je vis en toi, telle une étoile éternelle.

 

©  Liz

Au calice de l’âme


Au calice de l’âme

Au calice de l’âme

 

Il est des jours comme l’étreinte qui rougit à t’atteindre,

Gardant aux grains de la peau la saveur d’une nouvelle sève,

Au contour de tes lèvres qui hantent les heures brèves,

S’enroule l’émoi, sur le penchant des frémis à repeindre.

 

Il est des mots à réinventer, comme un regard de miel,

Quand je rêve de toi, a l’abri d’une douce mélancolie,

Sous les toits des doigts t’habiter, goutte nue de folie,

Sur les cendres brûlantes des silences qui tressent le ciel.

 

Il est des cris comme l’écorchure des éclairs jaillissants,

Lorsque le soupir du cœur s’envole aux plis des larmes,

A dévaler les chemins qui s’abreuvent au calice de l’âme,

Tamisant la poudre de carmin aux creux des bras apaisants.

 

Il est des nuits douces qui éclosent en cliquetis de cristal,

Des sillons dorés qui s’effilent sur les tuiles providentielles,

Où leurs voiles de parfum recouvrent l’ivresse torrentielle,

Entre les plus belles vagues qui envahissent l’instant fatal.

 

©  Liz

Previous Older Entries Next Newer Entries

%d blogueurs aiment cette page :