Inventer le bonheur


Inventer le bonheur

Inventer le bonheur

 

Frôlant cette vie peuplée d’ombres vagabondes,

Le pas languissant d’attendre s’accroche à l’instant,

Ramassant la fraîcheur du jour, sinuant distant,

Pour pointer l’émoi contre la tempête furibonde.

 

En passant, le regard tresse les paroles blanches,

Et le silence nimbé d’étoile s’effondre en manège,

Déposant le rêve aux plis des draps, légère arpège,

À l’abri des regrets, des maux, des plaies étanches.

 

Lors, mon cœur, sans démarche, sera à ta porte,

Au langage de tes mains il enlèvera son habit noir,

Enfin, un soleil désireux brûlera les aériens couloirs,

Et le ciel s’agenouillera devant les feuilles mortes.

 

Au fil des songes suspendus aux feux des souches,

Le bonheur s’invente dans l’écho des éclats vermeils,

Dans la chaleur des bras, dans un sourire sans pareil,

Dans chaque mot chuchoté par mes yeux à ta bouche.

 

©  Liz

L’âme, telle une larme


L’âme, telle une larme

L’âme, telle une larme

 

Abandonnée, au bord du songe, dans sa corolle,

Pétales en collier d’argent, un bijou inestimable,

Façonné à l’art délicat d’un orfèvre incomparable,       

L’âme, à fleur de larmes, voltige au gré des paroles.

 

Voilée, face au temps, par le néant des années,

Par-delà de mots aliénés qui divaguent dans l’air,

Sur les fils raccommodés, vibrant dans les éthers,

A l’affût de ses rêves, infimes perles enrubannées.

 

Figée, en silence, dans l’obscur de braises éteintes,

Aux serments imparfaits vêtus de frissons secrets, 

Elle est mirage auréolé traversant les cieux muets,

Aux confins des éclats galopant en douces étreintes.

 

Parmi le vacarme de la voûte elle a cru voir ta route,

Tandis qu’au loin les étoiles se sont crucifiées à l’éternel,   

Son émoi crépite fiévreux sous les pierres de l’autel,

Car la voie est longue jusqu’à toi lors l’envie froufroute.

©  Liz  31 décembre 2013

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