Doux feuillage


Doux feuillage

Doux feuillage

 

C’est mon souffle qui tourbillon, en petites rafales,

Sur les toits de la nuit, parfumés de musc et d’ambre,

Tandis que le cœur se sauve, brûlé de songes sombres,

Au-delà des voiles blancs qui éveille l’aurore matinale.

 

Dans l’air éthéré il y a nos doux tissages d’euphorie,

Des sillons de lumière au perchoir de l’horizon rosissant,

Qui froissent les ombres rapaces dans un silence bruissant,

Face au coulage des passions à friponner l’âme endolorie.

 

Le chuchotis cotonneux des prés étonnent les roses,

Quand au bout des doigts l’amour s’enflamme, pétille,

Les matins gris s’abreuvent d’opale, collier qui brille,

Et la vie frétille, secouant les regards feutrés d’osmose.

 

Sous les paupières s’émiettent les envies dépouillées,

Ondoyante idylle a l’orée de tes yeux, ardents tisons,

Doux frémissement d’un feuillage déversé en frissons,

Aux remous des pensées fouillant les aubes brouillées.

©  Liz

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