Tissages des rêves


 

Tissages des rêves

 

Tissages des rêves 

 

Habillée d’une caresse, flamboyée d’un reflet argenté,

La paupière recouvre l’ombre d’une myriade nacrée,

Quand les silences brûlants décollent les perles ancrées,

Au cœur du calice, aux rêves azurés, au chemin éventé. 

 

Sur le ventre de la pierre se presse un printemps rosé,

Un souffle chaud qui suspende les fleurs mouillées,

Lors aux creux des ruisseaux se mire l’aube dérouillée,

Qui s’étire tranquille, sur la peau, tel un sceau apposé.

 

Vers l’autre rivage, aux pieds des matins ensoleillés,

Mon cœur s’égoutte sur ton cou, ivresse effeuillée,

Sous les frissons d’un temps de douceurs émaillées,

Bouture en bouts de vie, éclat aux doigts émerveillés.

 

Aux plis des cieux, des tissages où germent les rêves,

En sillons de lumière, encollés aux rebords de la toile,

Juste pour secouer la poudre violacée sur les étoiles,

Qui accompagnent le chant doux de la lune qui se lève.

 

©  Liz

Au chevet des cieux


Au chevet des cieux

Au chevet des cieux

 

Je sais des pensées vagabondes, de douceurs tissées,  

Aux lisières galbées, aux cieux cendrés de manques,

Gardant en leur sève l’ambre que les yeux flanquent,

Ailées aux creux des tempêtes secs, d’un rien froissées.

 

Seul le bruit fleurit dans la gorge des nuits fanées,

Ondulant vorace, fissurant l’ombre, perçant les rocs,

Gonflé par la morsure enfiévrée du sort, violent choc,

Qui renverse la lumière, pluie d’étoiles abandonnées.

 

Lors sur la voûte satinée descend la lune vénérée, 

Les astres fondent d’amour, papillonnant de charme,

Sur le tapis bleuâtre, mouillé d’un grand vacarme,

Devant l’autel où brûle l’encens des âmes libérées.

 

Sur la peau des silences naît la nouvelle aube dorée,

Lancinante, dans son lit duveteux, garni de perles fauves,

Au-dessus des troubles flagellants, du vertige qui se sauve, 

Offrant ses chants aux hanches des orées chavirées.

 

©  Liz

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