Âme émiettée


Âme émiettée

Âme émiettée

 

Dentelle d’ombres, enfilée d’un souffle argenté,

Là-bas, où le ciel blanchit les promesses inachevées,

Leurs ailes portent l’âme, par la douleur enlevée,

Quand le ciel se met à tonner, saignant désorienté.

 

Âme bleue, tel un joyau, au-dessus du toit adulé,

Qui garde dans les cris de sa mémoire embouée,

Tous ces mots brouillés, toute la tendresse avouée,    

Sur cette route étroite, ou vol des oiseaux troublés.

 

Dans ce calme qui trempe le creux des bras cirés,

Défile, en croix, la cadence des années rouillées,

Les souvenirs cotonneux pliés en fibres bafouillées,

Et même l’écho étrange, pleurant les rêves virés.

 

Tandis qu’un grand émoi étreint le vide outragé,

L’amertume s’ancre aux nuits opaques, embrumées,

Pour ne plus être tourmenté par l’agonie affamée,

A laquelle se collent les flancs des éclairs enragés.

 

Aussitôt, le désir secret arrose le temps chargé,

Par les frissons pendus aux branches dévisagées,

Au bout des sanglots épuisés et blessures soulagées,

Un dernier chant annonce enfin son départ égorgé.

 

 ©  Liz  01 septembre 2013

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