Jusqu’au creux du vent


Jusqu’au creux du vent

Jusqu’au creux du vent

 

Ce soir, sur les toits brouillés des lunes rêveuses,

J’entends la pluie, frileuse flûte chargée de chagrin,

Qui s’enveloppent, tout près, d’un silence pérégrin,  

Avant de s’endormir au creux de la nuit caverneuse.

 

Là-haut, une perle pâle, telle une cicatrice blanche,

Entre deux rêves, dans l’écrin feutré des cieux brisés,

Luisante torpeur dans l’émeraude des regards hissés,

Qui palpite, légère caresse sur les fissures qui flanchent.

 

Sur le dos des reflets opalins mourant en floraison,

Le bruit du temps pressé résonne en vibration vide,

Emprisonnant une mélodie qui embellit le teint livide,

De chaque couleur dévorée par la dernière saison.   

 

À la descente précipitée, cambrée des silhouettes,

L’âme pâmée vagabonde sur des vagues sourires,

Dans un ailleurs apprivoisé par son ombre en délire,

Jusqu’au creux du vent où se brise l’aile des alouettes.

 

©  Liz

Murmures entrelacés


Murmures entrelacés

 

Murmures entrelacés

 

Au bout de sa plume ondoie le violon de son âme,

Chahutant sur les contours défaits, courbés de gris,

Envahissant son être, ses rêves manquant d’abri,

Jusqu’au délire des mots qui te réserve l’entame.

 

Aux vertiges épuisés perlant le ressac des lèvres,

S’élancent tes yeux, fugitifs averses d’un soir bleu,

Tombant sur mon front ombragé de limbes de feu,

Et aux creux de mes mains où frissonne la fièvre.

 

Quand l’aube se pare de gouttelettes vermeilles,

L’amour muet s’offre aux bruits doux des chants,

A ta nuque bercée par le reflet des silences blancs,

Lors ma fossette sourit aux sorts rangés en corbeille.

 

Sur les toits peuplés d’ombres et mouillés de rosée,

Mon cœur, saupoudré des cendres, contre le tien,

Trémule, se cambre tel le ruban sur l’immobile lien,

Alors que les cloches vibrent en notes interposées.

 

©  Liz

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