Aux coups lents des cloches


Aux coups lents des cloches

Aux coups lents des cloches

 

Sous les fleurs du rosier teintées de pourpre,

Aux premiers rayons pende un arôme enivrant,

Envahissant les ombres du bocage exubérant,

Qui ourlent les branches lourdes à tout rompre.

 

Dans l’air doux, bercé par la brise suspendue,

Le calme agite les voiles sur l’onde de l’étang,

Lorsque la vague tinte, s’écoule dans mon sang,

Où un long silence chuchote sa plaie inattendue.

 

Le ciel empourpré frémit à la tiédeur de l’aube,

Et un soupir s’échappe près d’un gracieux nuage,

Au-dessus des lisières où passe le char des anges,

Se reflet le délicieux chaos des lumières courbes.

 

Là-bas, le regard s’abreuve aux creux des roches,

Loin des tourments, auprès d’un sortilège torpide,

Où saignent les songes, parmi les sillages insipides,

Sous l’horizon allumé aux coups lents des cloches.

© Liz

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