Oublier le temps


Oublier le temps

Oublier le temps

 

Au fond du cœur l’émotion trémule dans la pénombre,

Et l’écho sec du sanglot s’agriffe au temps tel un corsage,

Lorsque quelques lueurs éclairent le nouveau passage,

Où un dernier soupir caresse l’écorce des âmes sombres.

 

Le rêve naît, sans un murmure, au dessus de ma couche,

Frôlant l’empreinte des chagrins, dévisageant le noir,

Pour effacer l’obscurité, oublier les bruits pleurés du soir,

Là, au gré des pensées, où frissonnent les envies farouches.

 

Une larme s’échappe, tel l’éclat d’une perle nacrée,

Sous l’écume de ma peur, a l’écoute des chants éternels,

Camouflant les silences entassés en secrets charnels,

Quand l’œil égaré éclot aux plis des aurores éplorées.

 

Dans les moires de soie que le jour prête aux prunelles,

L’ivresse exulte en profondeur des regards effeuillés,

Des fulgurances diaprées envoûtent les sillons endeuillés,

Dérobés des pas, du temps, opalés de braises passionnelles.

 

©  Liz

Imagine


Imagine

Imagine

 

Imagine,

Les cimes azurées dentelant les toits des cieux,

Tandis que le bonheur drape l’amour en liesse,

Voilant la vie par nos regards ivres de tendresse,

Et d’un doigt renversant les nuages mousseux.

 

Imagine,

Tout contre moi, ton cœur dévoilant ses aveux,

Au plus profond de l’âme naissant la promesse,

D’une étincelante union, bruissant lent, sans cesse,

Sur nos corps, lors le regard s’attarde insoucieux.

 

Imagine,

Chaque éclat embrassant les contours envieux,

Des silhouettes avançant vers la nuit tombante,

Jusqu’à l’ombre courbée par la couche flambante,

Au long des murs dans ce géant déluge gracieux.

 

Imagine,

Tous les désirs consumés par les baisers radieux,

Éloignant les absences, effaçant la pâleur jaune,

Lors le souffle frôle l’antre des paroles monotones,

Et le temps s’oublie au sein des draps insomnieux.

©  Liz 22 janvier 2014

J’aimerais tant…avant de partir…


J’aimerais tant…avant de partir…

J’aimerais tant…avant de partir…

 

J’aimerais dire des mots simples, naissant de mon regard,

Lors il fait froid et mon âme s’attarde sous la voûte pleurée,

Déluge des mots perçant les dernières lueurs apeurées,

Tâtonnant la couche de l’aurore, bruissant mon visage hagard.

 

Je te dirais des mots doux à combler les assauts du silence,

Des mots rêvant d’une nuit nichée en chaque fibre de ta peau,

Cachés dans la solitude tamisée, abattant en coups d’asseau

Les peines saignées, le vide glacé qui tombe en somnolence.

 

J’aimerais te dire des mots tendresse pour oublier mes maux,

Inlassables flots esseulés, murmurant  leurs douleurs abîmées,

Des mots qui au gré de mon désert frôlent ta bouche aimée,

Éteignant la lumière des réverbères si fidèles à mon tombeau.

 

Simplement des mots à moi, tornade déchaînée, avant de partir,

Telle une tache noire au ciel à l’approche de mon ombre tombante

Sur les murs isolés de cette vie, géant passage qui me hante.

J’aimerais tant… t’enlacer de mes mots déferlés, avant de partir…

© Liz 04 janvier 2013

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