Le murmure des pas


Le murmure des pas

Le murmure des pas

 

Le chemin caillou enfile les gouttes de pluie,

Qui emperlent le murmure étouffé des pas,

Scellées au parvis des cœurs, au sein des bras,

Chuchotant passionnées leur bonheur a minuit.

 

Dans l’air endormi qui caresse l’ombre rebelle,

Sans bruits, s’esquissent les souvenirs solitaires,

Qui font taire les soupirs des rêves imaginaires,

Lorsqu’à l’orée des regards s’ancre la vie réelle.  

 

Au fond des pensées traînent tant d’illusions,

A renouer, dans leurs impasses, les liens brisés,

Quand le silence franchit l’aveu des mots grisés,

Emporté au grès des émotions qui fusionnent.

 

Troublée par le chant doux des vagues celées,

Sous l’embrun bercé par les branches des saules,

J’ai vu, juste le temps d’un haussement d’épaules,

Ton sourire aux confins de mes lèvres ensorcelées.

 

© Liz

Exquise caresse


Exquise caresse

Exquise caresse

 

Aux confins de ta bouche mon cœur trémule,

Friselis de tendresse sur les étoiles et la lune,

Au-dessus du velours nacarat, ce soir, à la brune,

Calme, l’émoi des arpèges d’amour s’ondule.

 

Au silence des souvenirs mes mots bousculent,

Impatients, comme les rêves tissés de libellules,

Sur quelques foudres de mon âme funambule,

Lorsque ton regard se perd une larme me brûle.

 

Par l’écho dénudé tes rires doux s’enroulent,   

Exquise caresse sur les flots brisés des lagunes,    

Où, éblouie, se désaltère de toutes les fortunes,

Frissonnant, sur mon épaule orpheline, s’écroule.

 

Depuis les anciens ombres le bonheur pendule,

Vers l’horizon délacé par des ailes minuscules,

Au creux de l’attente, près des pupilles crédules, 

Dans mon cœur esseulé et mes bras qui fabulent.

 

© Liz

L’âme, telle une larme


L’âme, telle une larme

L’âme, telle une larme

 

Abandonnée, au bord du songe, dans sa corolle,

Pétales en collier d’argent, un bijou inestimable,

Façonné à l’art délicat d’un orfèvre incomparable,       

L’âme, à fleur de larmes, voltige au gré des paroles.

 

Voilée, face au temps, par le néant des années,

Par-delà de mots aliénés qui divaguent dans l’air,

Sur les fils raccommodés, vibrant dans les éthers,

A l’affût de ses rêves, infimes perles enrubannées.

 

Figée, en silence, dans l’obscur de braises éteintes,

Aux serments imparfaits vêtus de frissons secrets, 

Elle est mirage auréolé traversant les cieux muets,

Aux confins des éclats galopant en douces étreintes.

 

Parmi le vacarme de la voûte elle a cru voir ta route,

Tandis qu’au loin les étoiles se sont crucifiées à l’éternel,   

Son émoi crépite fiévreux sous les pierres de l’autel,

Car la voie est longue jusqu’à toi lors l’envie froufroute.

©  Liz  31 décembre 2013

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