Hors du temps


Hors du temps

Hors du temps

 

Au pied du rosier sauvage une brise parfumée,

Valse langoureuse parmi les frémis nostalgiques,

Que le soir prolonge dans les cœurs angéliques,

Sous un dais bleu, incliné par l’heure consumée.

 

Peu à peu, les rêves s’écorcent au gré des ondes,

Quand vient la nuit esquisser son rideau souple,  

Sur les branches qui grimpent les flancs amples,

Pendent que le silence plaintif tourne en rondes.

 

Au sommet des horizons froissés une pluie fine,

Éclot en petites perles, reposant dans l’air satiné,

Au fond de l’abysse mouillé, sur les rocs illuminés, 

Auprès d’une douce torpeur qui chantonne coquine.

 

Un souvenir, petit grain de folie, pétille de joie,

Guettant mes regards, peut-être hors du temps,

Là-bas, où ton souffle me happe, à contretemps,

Encor désireux du langage muet d’une main de soie.

 

©  Liz

Âme dénichée


Âme dénichée

Âme dénichée

 

Sur la marge des jours glissent leurs lentes heures,

Au milieu des cœurs archès de solitude, enclavant

Le rêve qui respire l’azur et s’éveille avec le vent,

Dans une douleur silencieuse, perpétuelle demeure. 

 

Sur les chemins creux, tranquilles, l’ombre sauvage

Balance sa tristesse déserte sur les bels ornements,

Loin des bruits qui voguent a pleine aile, avidement,

Au bas des cieux, où l’horizon l’aube errante encage.

 

Sur le feuillage roux se dévêt la lune pâle. Hantée

Par ses désirs étoffés de lumière, O, quel mystère,   

Source vive qui éclot sur l’éther des sillons austères,

Nimbée d’or, éclat ivoirin d’où jaillit l’émotion vantée.

 

Sur l’onde qui descend au bord des nuits cachées,

À travers le silence des roches qui coule en paix,

Près des berges où les flots sont toujours crispés,

Tes mains serpentent, serrant mon âme dénichée. 

 

© Liz

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