Nos chemins étroits


Nos chemins étroits

Nos chemins étroits

 

J’ai marché sur les tessons des matins infidèles,

 Au détour d’une ombre, bousculant la mémoire,

Perlée de larmes, frisée de promesses illusoires,

Au fond de la douleur qui secoue les rêves frêles.

 

Sans cesse, le silence creuse des vertiges blancs,

Lors l’œil dévore l’impétueux ressac des vagues,

Par son parfum, la rose enivre les collines dingues,

Et la nuée vibre son chant sur le velours des flancs.

 

Au-dessus des songes, un rayon blond et orphelin,

Étreint le chagrin, tisse les traces tordues des lunes,

Saignant son serment sur les toits, ce soir, a la brune,

En mille tisons, morsure cendré sur l’émoi baladin.

 

Sur le visage pâle, flagellé par les soupirs moites,

Le sourire se crispe, la gorge s’ombre de souffrance,

L’amour se brise sur les rocs qui percent la distance,

Ainsi, la courbe de l’horizon barre nos chemins étroits.

 

©  Liz

Là-bas


200321951-001

Là-bas

 

En silence, le songe cotonne les toits des nuits,

Là où, les souvenirs s’ornent des puits bavards, 

Sur les rebords de l’oubli, tissé d’obscurs regards,

Le passé s’efface sans bruit, les ombres s’enfuient.

 

Avant que tes mots s’éteignent sur mes lèvres,

Les yeux susurrent leurs pleurs intarissables,

Quand le ciel nébuleux tamise en cernes pliables,

Le reflet décollé du calice des paupières lasses de vivre.

 

Parfois, mon souffle se perd aux cimes de ta voûte,

Il se déchausse au creux des ravins étroits et raides,

Devant les rafales des flaques agonisant le destin laid.

Il est juste poussière qui se loge au-devant de ta route.

 

Fouillant le matin qui éclot en gouttes d’euphorie, 

Mes bras se perlent par l’aube poudrée de carmin,

Soieries violacées décochées au bout des chemins,

Là-bas, où s’abreuve le mystère froid rempli d’allégorie.

 

Dans l’éclat d’opale qui défile à secouer les chapelles,

Mon cœur, paré de frissons doux, agit à contretemps,

Étonnés, les doigts frétillent sous l’écorchure du temps,    

Quand sur ta peau mes pensées se posent en coupelle.

 

©  Liz

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