Le temps d’un silence


Le temps d’un silence

Le temps d’un silence

 

Tout près de moi, soupirant son ultime désir,

Le silence s’agrippe aux invisibles turbulences,

Rythmé à l’odeur pure, envoûtante truculence,

Plongée dans le vertige charnu d’un fou plaisir.

 

Mes bras se voilent par les effluves suspendus,

A la croisée des mots, au roulis d’une nuit étoilée,

Sous l’assiège des vagues apeurées, désentoilées,

Pour fondre les soupirs de tes rêves inattendus.

 

Aux bords de tes paupières mon corps s’échoue,

Et le temps ruisselle sur ma paume vide d’histoire,

En s’émerveillant des avalanches prémonitoires,

Lorsque les dés jetés percent l’infini qui se dénoue.

 

Silencieuse, j’invite la magie et ses mystères,

Quand le cœur s’égrène dans les flaques de lune,

Et les battements ensorcellent le vide des dunes,

Juste le temps d’un silence que j’ai laissé derrière.

 

©  Liz

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