Aux coups lents des cloches


Aux coups lents des cloches

Aux coups lents des cloches

 

Sous les fleurs du rosier teintées de pourpre,

Aux premiers rayons pende un arôme enivrant,

Envahissant les ombres du bocage exubérant,

Qui ourlent les branches lourdes à tout rompre.

 

Dans l’air doux, bercé par la brise suspendue,

Le calme agite les voiles sur l’onde de l’étang,

Lorsque la vague tinte, s’écoule dans mon sang,

Où un long silence chuchote sa plaie inattendue.

 

Le ciel empourpré frémit à la tiédeur de l’aube,

Et un soupir s’échappe près d’un gracieux nuage,

Au-dessus des lisières où passe le char des anges,

Se reflet le délicieux chaos des lumières courbes.

 

Là-bas, le regard s’abreuve aux creux des roches,

Loin des tourments, auprès d’un sortilège torpide,

Où saignent les songes, parmi les sillages insipides,

Sous l’horizon allumé aux coups lents des cloches.

© Liz

Code 23/57 – Alimanaha


Code-Alimanaha

Code 23/57 – Alimanaha

 

L’esprit veille de loin, fixé aux lisières de l’Univers,

Sur un bout d’âme qui naîtra bientôt de sa nacelle,

En ce jour rouillé d’automne, il descendit sur ses ficelles,

Habiter sa corolle, afin qu’une coulée d’amour il déverse.

 

Devant la lumière elle crie. De joie où de malheur ?

Petite fille, tu deviendras fragile dans tes souffrances.

Ton nom prédestiné, rêvé en cette nuit de prévoyance

Par ta maman, sera cadeau pour une poignée de cœurs.

 

Approche sans peur l’heure égarée de ton destin volatil,

La route te semble longue et la lueur se noie en poussière,

Grandi, grandi et jette-toi dans les vertiges en croisière,

Dénude ce chaos, cherche les sourires par tes yeux subtils.

 

Ton cœur bohémien souvent c’est accroché aux rêves,

Aux mirages éblouissants, aux couleurs du ciel qui errent.

Dis, combien de fois tu t’es perdue, trompée de frontières,

Sans fin cherchant les traces de cet ailleurs qui s’achève ?

 

L’esprit fixé à l’orée de ton âme, veille la route de retour,

Effleurant l’effluve de lumière parmi les buissons des ténèbres,

A ne plus savoir ce silence qui s’épanche en chaque fibre,

Sacrilège, comme autant de regrets délaissés, sans détour.

 

De cette minuscule vie ne restera qu’un grain d’amour,

Qui osera s’épanouir sur les bords des rivages feutrées,

Pour atteindre l’infini, pulsant sur le mur des nuits cloîtrées,

Ne craignant plus le froid qui étreint le souvenir du jour.

 

 ©  Liz 02 fevrier 2013

%d blogueurs aiment cette page :