Sous l’aile du vent


all what do you need

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Sous l’aile du vent

*

Au bout de ces jours tissés par des silences feutrés,

La brise parfumée trésaille au pied des avalanches,

Sur les rebords d’un ciel violet où dort la lune blanche, 

À l’ombre, dévorant les aurores de son regard outré.

*

Aux contours froissés des songes où vibre le miracle,

Les liens brisés de cette vie renouent leurs alliances,

Pour faire croire que l’illusion n’est plus souffrance,

Sans doute, une inépuisable source en ton d’oracle.

*

Au fond de mes regrets déverse l’énigme du désir,

Accablée par tant d’orages, blessée par les douleurs,

Quand le chagrin de mon front arrose les couleurs,

Et que ta voix calme le berceau rouillé de nos plaisirs.       

*

Au sein des vagues lourdes déferle le dernier soleil,

Qui de sa flamme brûle les ténèbres, creusant la terre,

Sous l’aile frisée du vent qui sanglote, griffant la pierre,

D’un baiser solitaire au milieu de nos impasses en éveil.

*

© Liz

Quand le calme sonne l’alarme


Quand le calme sonne l’alarme

Quand le calme sonne l’alarme

 

Les yeux courbés par les chagrins te cherchent,

Au pied du ciel où brillent les gouttes de rosée,

Sous l’onde des émotions qui se pâme névrosée,

Au coin des lèvres où les tristesses s’écorchent.

 

Les sifflements du vent refroidissent le front crispé,

Et le visage s’attendri par l’éclat muet des larmes,

Quand le calme de l’ancienne blessure sonne l’alarme,

Échos perdus qui tressaillent sur les murs jaspés.

 

Au creux du brouillard ton bras ondule mon rêve,

Lorsque le hasard sourit aux heures d’ambre ourlées,  

Devant les silhouettes qui défilent en grappes perlées,

Avant que, près de toi, les pages du sort s’achèvent.

 

Les jours s’effilent sous les pas du temps débâillonné,

Le cœur frétille, s’abandonne aux chants des lucioles,

Aux toits des aubes, le souffle s’enroule en notes de viole,

Filées aux creux des paumes parmi des mots papillonnés.

©  Liz 26 decembre 2013

Emmurée quelque part


Emmurée quelque part

 

Emmurée quelque part

 

Juste avant de s’échapper à la brume qui hante les nuits,

Elle se souvient, éperdue, de ses rêves mort-nés, dissous,

Perdus là-bas, fantômes dans un lointaine à peine aperçu,

Au long de ses chemins pleurés, où le bonheur s’enfuit.

 

Il ne lui reste rien, comme a chaque fois, entre ses mains,

Sauf le chagrin, au milieu des jours quand tout était perdu,

Pourtant au loin, rayons de soleil cernés d’or sont apparus,

Tandis que les ténèbres ensanglantées noircissent l’aubaine.

 

Les yeux noyés dans les bruissements d’une aube friande,

Cachée dans la solitude de déserts abandonnés, disparus,

Elle cherche en vain la joie accroupie auprès d’un cœur ingénu,

Malgré cette vie éparpillée parmi les herbes sèches des landes.

 

Ainsi, les bras vides, l’âme nue et creuse, elle rejoint la pluie,

Traversant en fugue les picotements des cieux froissés,

Désirant ce que n’existe plus, attachée aux vents trissés,

Frôlant les gouffres affamés, par-delà des promesses inouïes.  

©  Liz 14 fevrier 2013

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