Désirs atterrés


Désirs atterrés

Désirs atterrés

 

Il y a eu ce temps, griffé par le ricochet des cris brisés,

Qui entaille au fond de moi tous ces absences inutiles,

Jusqu’aux cieux froissés cherchant la lumière immobile,

Entortillant mon âme par l’éclat éploré d’un avenir irisé.

 

Il y a eu ce parfum, chuchotant sur les abords voûtés,

Inondant la trace du passé, le creux des nuits fragiles,

Filtrant le manque de toi a l’orée des ténèbres volatiles,

Alors que les frôlements effritent les émois veloutés.

 

Il y a eu ce regard étincelant, ancré en mots ajourés,

Pour un instant aveuglant la voix des aurores fébriles,

Aux gouffres trop étroits éteignant leurs cendres dociles,

Tandis qu’au bonheur, un aveu il a doucement murmuré.

 

Il y a eu cet amour, au sein d’un vieux chemin enterré,

Des jours teintés d’illusions devant les impasses futiles,

Où l’erreur déferle sous l’ondée d’une douleur hostile,

Et l’oubli fissure la tendresse au grès des désirs atterrés.

 

©  Liz

 

Un jour je te dirais…


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Un jour je te dirais…

Si l’on devait se parler un jour, je te dirais,

De tout ce temps éloigné, d’émotions volées,

D’un bonheur infini mêlé aux nuits auréolées,

Caché au gré de frêles chemins que je bénirais.

 

Je te dirais comme les regards se sont brisés,

D’un vécu voilé, battant ses heures troublées,

Au fond des yeux délaissés, crépitant accablées,

Figées dans le ravin étroit d’un hier cicatrisé.

 

Si l’on devait se parler un jour, je te conterais,

La beauté, rosée déposée dans l’âme épuisée,

Tandis qu’au couchant l’étoile s’est déguisée

En grain d’éternité, près de toit que j’ouvrirais.

 

Je te conterais l’ingénue caresse du souvenir,

De ces mots liés à la voix pépiant leurs ombres,

Lorsque le ciel se déchire en larmes sombres,

Coulée à la frontière dorée par des sourires. 

 

Si l’on devait se parler un jour, je te dirais,

Au-delà de tous silences, mes paroles froissées,

Brûlées au creux de ta main, cendres tissées,

Aux bouts de vies embrassées, que je garderais.

 

Je te dirais comme mon cœur aime s’adonner,

Aux doux frémissements des aurores fissurées,

D’une envie éphémère, en dentelle emmurée,

Des instants filant, du vide qui ne fait que tonner.   

 

©  Liz  09 août 2013

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