Au clair des silences


Au clair des silences

Au clair des silences

 

La nuit déverse son ciel flou et berce les étoiles,

Dans mon cœur qui pèse si lourd et sommeille,

Aux creux des bras enlacés, des émois vermeils,

Chuchotant ses caresses rebelles sur les toiles.

 

Aux coups du sort qui défilent effleurant la peau,

Les souvenirs s’enfuient, entre les doigts, déchirés,

Frôlement passager aux grains des sourires cirés,

Tremblement du temps qui flamboie en éclat d’eau.

 

Quelque part en moi glisse l’étincelle éphémère,

Aux âmes des matins veloutés, poudrés de carmin,

Au clair de ces silences percés des parfums de jasmin,

À nouveau étouffant le vide, défilochant les chimères.

 

Sans regrets, les yeux aux teintes d’une émotion,

Je peins les sentiments qui envahissent mon être,

À l’horizon, dans un lent ballet, ils viennent de paraître, 

Grisés de mélancolie, évanouis dans l’éternelle dévotion.  

 

©  Liz

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Au calice de l’âme


Au calice de l’âme

Au calice de l’âme

 

Il est des jours comme l’étreinte qui rougit à t’atteindre,

Gardant aux grains de la peau la saveur d’une nouvelle sève,

Au contour de tes lèvres qui hantent les heures brèves,

S’enroule l’émoi, sur le penchant des frémis à repeindre.

 

Il est des mots à réinventer, comme un regard de miel,

Quand je rêve de toi, a l’abri d’une douce mélancolie,

Sous les toits des doigts t’habiter, goutte nue de folie,

Sur les cendres brûlantes des silences qui tressent le ciel.

 

Il est des cris comme l’écorchure des éclairs jaillissants,

Lorsque le soupir du cœur s’envole aux plis des larmes,

A dévaler les chemins qui s’abreuvent au calice de l’âme,

Tamisant la poudre de carmin aux creux des bras apaisants.

 

Il est des nuits douces qui éclosent en cliquetis de cristal,

Des sillons dorés qui s’effilent sur les tuiles providentielles,

Où leurs voiles de parfum recouvrent l’ivresse torrentielle,

Entre les plus belles vagues qui envahissent l’instant fatal.

 

©  Liz

Comme une guipure


Comme une guipure

Comme une guipure

 

Hors du temps, l’aurore frémit dans sa robe du matin,

Crochetant les fissures des cieux en fils soyeux de laine,

Dans un dernier battement déposé aux plis de ma main,

Elle susurre l’émoi à la bise, troublant les flots argentins.

 

Tout au loin, mon regard dépose la perle d’un baiser,

Entre les gouttes de rosée, savourant leurs brassées,

Lorsque les déchirures de tendresse sont tressées,

Au creux du nid où l’orée d’un autre rivage vient fraiser.

 

La douceur du jour jaillit tatouant les lèvres de carmin,

Tissant le calice des dunes, décollant les mots des pages,

De mes saisons froissées, de mes rêves plissés, je déménage,  

Et à ton cou, en battement de cils, j’accroche mon chemin.

 

Le violon dans l’âme, le cœur fardé au creux des doigts,

J’effleure le bonheur, évanouie dans ma mélancolie,

Dans les yeux pourprés d’émotion, imprégnés d’ancolie,

Songe l’avenir, délicate guipure de soie devant chez-moi.

 

©  Liz

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