Comme une offrande


Comme une offrande

Comme une offrande

 

Des perles de frissons s’étalent sur les fleurs de lune,

Et le souffle vogue vers l’écume des yeux languissants,

Lorsqu’une pensée s’allume dans le froid bleuissant,

D’un battement de cils tressant l’ombre rose des dunes.

 

Dans sa robe d’encrage l’aube serpentine tranquille,

Sur les corps, en gouttes nacrées, irisée par des baisers,

Suspendue aux oasis enfilés où l’attente vient apaiser,

L’âme émiettée, cendrée par les douleurs qui béquillent.

 

Les doigts se mouillent du tendre, buvant l’ivresse,

Sous l’onde lisse qui cache l’amer des cernes nébuleux,

Les ailes des jours feuillettent les horizons miraculeux,

À dévaler le ciel d’orage, témoignage de douces caresses.

 

Aux couleurs qui s’effilent entre les bras des lagunes,

Des frileux tissages sillonnent au ventre des abysses,

Ma vie frétille, telle une offrande devant l’autel  acquis,

Près de toi tourbillonnant aux creux d’une rafale jaune.

 

©  Liz

Imagine


Imagine

Imagine

 

Imagine,

Les cimes azurées dentelant les toits des cieux,

Tandis que le bonheur drape l’amour en liesse,

Voilant la vie par nos regards ivres de tendresse,

Et d’un doigt renversant les nuages mousseux.

 

Imagine,

Tout contre moi, ton cœur dévoilant ses aveux,

Au plus profond de l’âme naissant la promesse,

D’une étincelante union, bruissant lent, sans cesse,

Sur nos corps, lors le regard s’attarde insoucieux.

 

Imagine,

Chaque éclat embrassant les contours envieux,

Des silhouettes avançant vers la nuit tombante,

Jusqu’à l’ombre courbée par la couche flambante,

Au long des murs dans ce géant déluge gracieux.

 

Imagine,

Tous les désirs consumés par les baisers radieux,

Éloignant les absences, effaçant la pâleur jaune,

Lors le souffle frôle l’antre des paroles monotones,

Et le temps s’oublie au sein des draps insomnieux.

©  Liz 22 janvier 2014

En onde lisse


En onde lisse

En onde lisse

 

En toi, j’ai implanté mon front noyé de solitude,

Quand au bord du cœur fleurit l’amour passionné,

Dans le tressaillement léger des rêves abandonnés,

Sous la lourdeur d’un battement tatoué de lassitude.

 

En toi, j’ai déposé la douceur de mon âme lavande,

Comme une caresse bleue sur les regards éperdus,

Lorsque l’aube s’exile, tel le souffle de mes désirs ardus,

Dans ton cou, dans les baisers d’une douce offrande.

 

En toi, j’ai coulé en onde lisse, frémis de floraison,

En étoiles ruisselant sur le bout des doigts blonds,

En perles effilées qui frisent tes regards profonds,

Aux puits de tes cils où tremble la nouvelle lunaison.

 

En toi, j’ai ouvert mes paupières, brasant les nuées,

Éveillant les bouts de vie collés pour cotonner le nid,

D’une aile de tulle piétinant le ventre des cris torrides,

Tissant l’envie, poudrée d’opale, sur ta peau dénouée.

 

©  Liz 25 décembre 2013

 

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